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Actualités - Chronologies

Plus de 140 000 emplois supprimés dans le secteur aérien

La crise dans le transport aérien et l’aéronautique provoquée par les attentats du 11 septembre aux États-Unis s’est déjà traduite par l’annonce de la suppression d’environ 140 000 emplois dans ce secteur et la mise en place de nouvelles mesures de sécurité. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui a ouvert mardi à Montréal son assemblée générale, va convoquer d’urgence une conférence internationale pour améliorer la sûreté aérienne. Mais sans attendre, cette organisation spécialisée des Nations unies a recommandé à ses 187 membres des mesures d’urgence : obligation de garder la porte du cockpit fermée durant le vol, application aux lignes intérieures des normes plus strictes en vigueur sur les vols internationaux et renforcement des contrôles dans les aéroports. Aux États-Unis, les sept principales compagnies aériennes ont annoncé quelque 88 000 suppressions d’emplois au cours des prochains mois pour faire face à la forte baisse du trafic. Le gouvernement a décidé une aide fédérale d’un montant global de 18 milliards de dollars pour soutenir le secteur. Après American Airlines (20 000), United Airlines (20 000), Continental Airlines (12 000), US Airways (11 000), Northwest Airlines (10 000) et America West Airlines (2 000), Delta vient à son tour d’annoncer la suppression de 13 000 emplois d’ici à la fin de l’année. Les dirigeants de Continental Airlines et de Delta ont annoncé qu’ils renonçaient à leurs salaires jusqu’à la fin de l’année. Au Canada, les compagnies Air Canada et Air Transat ont annoncé respectivement 9 000 et 1 300 suppressions d’emplois, tandis que le constructeur aéronautique Bombardier décidait d’en supprimer 3 800. Boeing, premier avionneur mondial, qui s’attend à des annulations ou des reports de commandes des compagnies aériennes, prévoit de supprimer de 20 000 à 30 000 emplois d’ici à la fin de 2002. British Airways et Virgin Atlantic, deux compagnies britanniques particulièrement exposées au trafic transatlantique, prévoient respectivement 7 000 et 1 200 suppressions d’emplois. BA a aussi annoncé la suppression de 190 vols par semaine. Swissair a annoncé des mesures de restructuration, avec notamment la suppression de 3 000 emplois chez Gate Gourmet (restauration). Lufthansa et Air France ont décidé un gel des embauches. Le groupe de restauration en vol LSG Sky Chef, filiale de Lufthansa, va mettre jusqu’à 30 % de son personnel américain, soit 4 800 personnes, en congé forcé non rémunéré. Alitalia a annoncé un plan d’urgence, avec notamment 2 500 suppressions d’emplois et une réduction importante de sa flotte. L’avionneur européen Airbus, qui prévoyait encore en juin dernier de recruter quelque 6 000 personnes d’ici à deux ans, a décidé de geler son programme d’embauche. La crise se propage aussi en Asie, où la compagnie de Hong Kong Cathay Pacific envisage de réduire ses effectifs et ses vols, notamment en suspendant ses vols vers le Pakistan, ainsi que Air India qui a réduit certaines liaisons régionales.
La crise dans le transport aérien et l’aéronautique provoquée par les attentats du 11 septembre aux États-Unis s’est déjà traduite par l’annonce de la suppression d’environ 140 000 emplois dans ce secteur et la mise en place de nouvelles mesures de sécurité. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui a ouvert mardi à Montréal son assemblée générale, va convoquer d’urgence une conférence internationale pour améliorer la sûreté aérienne. Mais sans attendre, cette organisation spécialisée des Nations unies a recommandé à ses 187 membres des mesures d’urgence : obligation de garder la porte du cockpit fermée durant le vol, application aux lignes intérieures des normes plus strictes en vigueur sur les vols internationaux et renforcement des contrôles dans les aéroports. Aux...