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Actualités - Chronologies

Les grandes maisons de Wall Street voient les prochains mois en gris

Les grandes banques d’affaires américaines, déjà fragilisées par la longue chute des marchés boursiers et le ralentissement de l’économie, sont très prudentes sur l’avenir proche parce qu’elles ont du mal à évaluer l’impact des attentats du 11 septembre. «Les conditions sur les marchés étaient très difficiles au troisième trimestre (clos en août) et ces difficultés ont encore grandi au début du quatrième trimestre», a résumé le PDG de Bear Stearns, James Cayne, mercredi matin après avoir annoncé une baisse de 26 % de son bénéfice net sur la période juin-août. Les autres grandes maisons de Wall Street encore indépendantes ont elles aussi vu leur résultat chuter et souligné que les perspectives pour les mois à venir sont sombres. Goldman Sachs a vu son bénéfice net reculer de 43 % au troisième trimestre par rapport à la même période de 2000, Lehman Brothers de 32 % et Morgan Stanley de 41 %. «Globalement, le marché est prudent, les émetteurs sont prudents et les investisseurs sont prudents», a souligné cette semaine le directeur financier de Lehman Brothers, David Goldfarb, poussé lui aussi à faire des «prévisions extrêmement prudentes sur le court terme». David Viniar, son homologue de Goldman Sachs, juge que les «perspectives ont clairement été assombries par les attaques du 11 septembre». Il pense en particulier que toutes les activités de banques d’investissement et notamment ce qui concerne les fusions et acquisitions «vont probablement être plus faibles au 4e trimestre et peut-être l’année prochaine». C’est dans la banque d’investissement que ces maisons trouvent les marges les plus juteuses. Mais les incertitudes économiques et géopolitiques, qui secouent déjà les marchés d’actions, incitent également les entreprises à repousser d’éventuels projets de rachat ou de rapprochement. Ainsi Goldman Sachs a souligné que son carnet de transactions en cours de négociation s’était nettement dégonflé. Du côté des revenus sur les transactions sur le marché des actions, les chiffres montrent une nette baisse même avant que les marchés ne chutent brutalement après le 11 septembre. Les effets des plus récents mouvements boursiers ne seront visibles qu’au quatrième trimestre. En revanche, l’avenir s’annonce plus prometteur sur une partie du marché obligataire. Par les temps qui courent, les investisseurs choisissent la sécurité et la qualité, et les obligations émises par les États les plus crédibles sur les marchés sont alors tout indiquées. Le choc économique provoqué par les attentats pourrait également inciter les grandes Banques centrales à aller de l’avant en matière de baisse des taux. Une autre bonne nouvelle pour les obligations. Lehman Brothers, très solide sur ce créneau, se montre très optimiste, en particulier sur ses produits hypothécaires. C’est l’obligataire qui avait permis à cette banque de mieux résister aux 2e et 3e trimestres. L’action Lehman gagnait 2 % mercredi dans un marché en baisse. Goldman Sachs a également souligné que l’obligataire «a crû sur toute la ligne», tout en assortissant son commentaire d’une note de prudence. «Nous savons tous que le marché obligataire peut changer très rapidement pour le meilleur ou pour le pire», a dit David Viniar. Au troisième trimestre, les bons résultats de l’obligataire n’ont pas réussi à compenser les baisses de chiffre d’affaires enregistrées dans les autres secteurs. Les attaques de terroristes sur les tours jumelles du World Trade Center ont diversement affecté ces banques. Morgan Stanley qui louait plusieurs étages dans une des tours a dû retrouver des locaux dans l’urgence, Lehman Brothers basé en partie, non loin des lieux de l’attentat, a également dû se reloger. Lehman et Goldman Sachs ont indiqué que les attentats n’auraient pas d’effet matériel sur leurs dépenses.
Les grandes banques d’affaires américaines, déjà fragilisées par la longue chute des marchés boursiers et le ralentissement de l’économie, sont très prudentes sur l’avenir proche parce qu’elles ont du mal à évaluer l’impact des attentats du 11 septembre. «Les conditions sur les marchés étaient très difficiles au troisième trimestre (clos en août) et ces difficultés ont encore grandi au début du quatrième trimestre», a résumé le PDG de Bear Stearns, James Cayne, mercredi matin après avoir annoncé une baisse de 26 % de son bénéfice net sur la période juin-août. Les autres grandes maisons de Wall Street encore indépendantes ont elles aussi vu leur résultat chuter et souligné que les perspectives pour les mois à venir sont sombres. Goldman Sachs a vu son bénéfice net reculer de 43 % au troisième...