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Actualités - Chronologies

Les Bourses mondiales dans l’attente - de la riposte militaire US

Les Bourses mondiales, qui ont plongé depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis sous les menaces de récession et les craintes d’un nouveau conflit planétaire, s’apprêtent à entamer une nouvelle semaine de volatilité et d’incertitudes, selon des économistes et des stratèges. «Les marchés vont se focaliser sur les 3 “R” : les risques, la récession, les représailles», indiquent les stratèges de BNP Paribas. «On est à des cours de braderie qui incluent aujourd’hui non pas simplement un ralentissement économique, non pas seulement les horreurs qu’on a vues à New York, mais qui incluent pratiquement la guerre mondiale. Alors s’il n’y a pas la guerre mondiale, il faut tout acheter», estime Gérard-Augustin Normand, président de la société de gestion Richelieu Finance. Si certains investisseurs pourraient se lancer dans une chasse aux bonnes affaires pour profiter des bas cours actuels, «tout rebond du marché risque d’être mis à profit pour vendre derrière», prévient Nordine Naam, chef économiste à la Caisse nationale des caisses d’épargne. En attendant l’ouverture de Tokyo, la première grande place qui essuiera les plâtres lundi, l’attention se focalise sur la nature et la mise en place de la riposte américaine. Dimanche, les taliban restaient inflexibles dans leur refus de livrer Oussama Ben Laden aux États-Unis, menaçant de représailles les pays voisins qui soutiendraient des frappes contre l’Afghanistan, alors que l’arsenal militaire américain se déployait progressivement dans la région. Les opérateurs guettent également tout signe sur l’état de la conjoncture aux États-Unis. L’économie américaine était déjà affaiblie avant ces attaques terroristes qui affectent des pans entiers de l’économie mondiale (compagnies aériennes, aéronautique, assurances, banques, hôtellerie, luxe...). Des dizaines de sociétés ont déjà revu à la baisse leurs prévisions de résultats après les attentats, mais d’autres devraient suivre et peser encore davantage sur les marchés bousiers. «L’économie américaine est entrée dans une récession formelle quoique peu enracinée et devrait se redresser fortement l’année prochaine», probablement au printemps, grâce aux baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), à un plan de relance fédéral et à de possibles réductions d’impôts supplémentaires, prévoit Bruce Steinberg, chef économiste à la banque d’affaires américaine Merrill Lynch. «On a perdu de la visibilité partout, au niveau politique, au niveau économique, au niveau financier. Pour remonter sainement, cela va prendre du temps», estime Roland Gagnon, stratégiste actions à CDC Ixis securities, qui conseille de surveiller la tenue du dollar, «dernier rempart de la sécurité en ce moment». À 100 jours du lancement des pièces et billets en euros, le ministre français de l’Économie Laurent Fabius soulignait ce week-end que «l’euro joue pour nos pays un rôle évident de bouclier». «C’est parce que nous avons fait le choix de l’euro» que la zone euro résistera à l’onde de choc des attentats aux États-Unis, a-t-il insisté. Il faudra patienter jusqu’à mardi, publication de l’indice de confiance des consommateurs américains, pour savoir dans quelles proportions le moral des ménages américains a flanché après les attentats. Outre le choc psychologique que constitue ce que beaucoup qualifient de nouveau «Pearl Harbor», les annonces de licenciements massifs risquent de conduire les Américains à freiner leurs dépenses. La dégringolade des marchés boursiers, où les ménages américains sont très présents, devrait également peser sur leur moral et les détourner vers une épargne de précaution.
Les Bourses mondiales, qui ont plongé depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis sous les menaces de récession et les craintes d’un nouveau conflit planétaire, s’apprêtent à entamer une nouvelle semaine de volatilité et d’incertitudes, selon des économistes et des stratèges. «Les marchés vont se focaliser sur les 3 “R” : les risques, la récession, les représailles», indiquent les stratèges de BNP Paribas. «On est à des cours de braderie qui incluent aujourd’hui non pas simplement un ralentissement économique, non pas seulement les horreurs qu’on a vues à New York, mais qui incluent pratiquement la guerre mondiale. Alors s’il n’y a pas la guerre mondiale, il faut tout acheter», estime Gérard-Augustin Normand, président de la société de gestion Richelieu Finance. Si certains investisseurs...