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Actualités - Chronologies

L’approche de l’hiver afghan limite les options militaires

En raison du début de l’hiver, les États-Unis, toujours à la recherche d’une coalition antiterroriste, disposent de quelques semaines seulement pour mener une offensive en Afghanistan, soulignent les vétérans des conflits dans ce pays. Près de la ligne de front entre les forces de l’opposition et les armées des taliban au nord de Kaboul, la température a d’ores et déjà chuté fortement alors que le ciel traditionnellement bleu de l’été est barré par les nuages émaillés de pluies. Dans le nord et le centre du pays, l’hiver arrive dès la fin novembre et certaines années parfois plus tôt, ce qui donne actuellement à tout envahisseur potentiel un petit créneau de temps pour une action au sol. Les États-Unis qui veulent «mort ou vif» l’extrémiste d’origine séoudienne Oussama Ben Laden, désigné comme le principal suspect des attentats du 11 septembre, échafaudent une action militaire pour le cas où les taliban refuseraient de le livrer. Mais de terribles obstacles, en particulier un relief montagneux hostile et un hiver très rigoureux, constituent des contraintes pour les stratèges de Washington comme ils l’ont toujours été pour les envahisseurs du pays et notamment la Grande-Bretagne au XIXe siècle et les Soviétiques au cours de leur dix ans d’occupation de 1979 à 1989. «Nous ne lançons jamais d’offensive en hiver. On se déplace dans les montagnes uniquement à pied. Les véhicules sont inutilisables», explique Saïd Mushtaba, officier de la logistique dans les forces de l’Alliance du Nord qui fait la guerre aux taliban. «Une fois qu’il y a un mètre de neige, le ravitaillement arrive uniquement à dos d’âne ou de chevaux», ajoute-t-il en montrant la ligne des cîmes. Dans quelques semaines, les sommets de l’Hindu Kush qui se dressent à quelque 7 400 mètres d’altitude commenceront à s’envelopper de gros nuages lourds de neige et il en sera ainsi jusqu’en mai. Les satellites espions, principaux atouts des États-Unis pour la précision des frappes de missiles, seront alors largement inutilisables. «Les températures chutent parfois jusqu’à moins 20 degrés celsius dans les vallées, parfois plus bas encore sur les sommets. De nombreux habitants des villages hivernent et les ressources en nourriture sont rares», explique le militaire. «Selon les indications dont nous disposons, l’hiver devrait débuter tôt cette année, probablement vers la fin novembre et il sera rigoureux», souligne la porte-parole de l’Onu en Afghanistan Stephanie Bunker. Seules les localités et le sud du pays sont épargnés par les rigueurs de l’hiver qui viennent s’ajouter à une topographie particulièrement hostile qui fut le cauchemar des combattants soviétiques les plus aguerris. Dans le Sud, région où de nombreux camps d’entraînement des terroristes semblent avoir été installés par Ben Laden, l’hiver est une saison de fortes pluies qui prédominent par rapport à la neige, souligne Saïd Mushtaba. Là aussi, les gros nuages réduisent fortement la visibilité, ce qui rend très difficile toute opération menée à l’aide d’hélicoptères débarquant des unités de commandos en charge de nettoyer le terrain.
En raison du début de l’hiver, les États-Unis, toujours à la recherche d’une coalition antiterroriste, disposent de quelques semaines seulement pour mener une offensive en Afghanistan, soulignent les vétérans des conflits dans ce pays. Près de la ligne de front entre les forces de l’opposition et les armées des taliban au nord de Kaboul, la température a d’ores et déjà chuté fortement alors que le ciel traditionnellement bleu de l’été est barré par les nuages émaillés de pluies. Dans le nord et le centre du pays, l’hiver arrive dès la fin novembre et certaines années parfois plus tôt, ce qui donne actuellement à tout envahisseur potentiel un petit créneau de temps pour une action au sol. Les États-Unis qui veulent «mort ou vif» l’extrémiste d’origine séoudienne Oussama Ben Laden, désigné comme...