Washington débloque 18 milliards pour sauver le secteur aérien
le 22 septembre 2001 à 00h00
La Maison-Blanche a accepté, sous la pression du Congrès, d’accorder aux compagnies aériennes, en plus d’une aide directe de 8 milliards de dollars, 10 milliards en garanties de crédit, donnant ainsi aux transporteurs ce qu’ils demandaient pour faire face au désastre provoqué par les attentats. Cette opération de sauvetage fédéral du transport aérien, ébranlé par les attaques du 11 septembre, est sans précédent pour ce secteur-clé de l’infrastructure américaine. «La Maison-Blanche et les négociateurs du Congrès sont parvenus à un accord pour promouvoir la stabilité (financière) et la sécurité du transport aérien», a indiqué Ari Fleisher, le porte-parole de la présidence. L’Administration Bush avait été tout d’abord réticente à octroyer aux compagnies des garanties de crédit qu’elle ne jugeait pas nécessaires, et s’était bornée jeudi à proposer une aide directe de huit milliards. Mais plusieurs responsables du Congrès ont insisté sur la nécessité de ces garanties, expliquant que peu de banques leur prêteraient de l’argent dans leur situation actuelle. L’aide se compose désormais de trois milliards de dollars pour couvrir les coûts des mesures supplémentaires de sécurité, cinq milliards pour compenser les pertes directement provoquées par les attaques terroristes ainsi que dix milliards en garanties de crédit. Concernant la sécurité, les fonds octroyés par le gouvernement sont destinés à couvrir les coûts du renforcement des dispositifs mais pas à «nationaliser» le système, a insisté Ari Fleischer. Le fonds de garanties de crédit sera administré par trois membres, le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan, le secrétaire au Trésor Paul O’Neill et le secrétaire aux Transports Norman Mineta, a-t-il précisé. Il a également indiqué que le plan de secours au transport aérien comportait un ensemble de provisions portant sur les assurances. Les assureurs veulent fortement augmenter leurs primes tout en offrant moins de couverture, laissant les compagnies exposées à d’importants risques financiers. Ces mesures doivent encore être finalisées par un vote du Congrès. L’enveloppe fédérale répond à ce que demandaient les compagnies aériennes qui estimaient à 17,5 milliards le montant minimum pour éviter un désastre financier. Les marchés ont accueilli cette importante assistance fédérale avec soulagement. Les titres de la majorité des compagnies repartaient à la hausse vendredi après les fortes baisses des jours précédents. Cette hausse est loin de compenser les pertes colossales subies par ces compagnies depuis lundi, premier jour de transactions à Wall Street depuis les événements du 11 septembre. La chute de leurs actions en Bourse est le reflet de leur situation financière désastreuse, les quatre jours de fermeture du trafic aérien après les attentats ayant entraîné une perte de 1,63 milliard de dollars. Pour 2001, les pertes des compagnies aériennes pourraient se monter à sept milliards, selon des analystes. Northwest Airlines a annoncé vendredi 10 000 suppressions d’emplois. United, American, Continental et USAirways avaient annoncé des mesures similaires ces derniers jours. Au total, le secteur du transport aérien a supprimé quelque 70 000 emplois en une semaine. Ce chiffre atteint 100 000 si l’on y inclut les réductions d’effectifs décidées par Boeing, touché par la baisse des commandes d’avions commerciaux.
La Maison-Blanche a accepté, sous la pression du Congrès, d’accorder aux compagnies aériennes, en plus d’une aide directe de 8 milliards de dollars, 10 milliards en garanties de crédit, donnant ainsi aux transporteurs ce qu’ils demandaient pour faire face au désastre provoqué par les attentats. Cette opération de sauvetage fédéral du transport aérien, ébranlé par les attaques du 11 septembre, est sans précédent pour ce secteur-clé de l’infrastructure américaine. «La Maison-Blanche et les négociateurs du Congrès sont parvenus à un accord pour promouvoir la stabilité (financière) et la sécurité du transport aérien», a indiqué Ari Fleisher, le porte-parole de la présidence. L’Administration Bush avait été tout d’abord réticente à octroyer aux compagnies des garanties de crédit qu’elle ne...
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