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Actualités - Chronologies

Le catalogue de l’horreur

Une série d’agents biologiques souvent mortels pour l’homme – utilisables dans une attaque bioterroriste – ont en commun leur grande discrétion et un délai d’incubation de quelques jours, qui rend plus difficile l’action des services sanitaires. Le virus de la variole, éradiqué en 1977 et conservé au Centre de contrôle des maladies d’Atlanta et dans un centre de recherche russe à Novossibirsk, pourrait encore être détenu par d’autres pays. Ce virus, qui tue jusqu’à 30 % des personnes contaminées, a une durée d’incubation d’une douzaine de jours. Des lésions dans la bouche et la gorge provoquées par la maladie se traduisent rapidement par une forte concentration du virus dans la salive, ce qui rend les malades extrêmement contagieux, y compris par voie aérienne. La vaccination antivariolique a été arrêtée en 1980 et le vaccin n’est plus disponible actuellement. L’anthrax ou maladie du charbon (contre laquelle Louis Pasteur inventa un vaccin en 1885) est une autre option pour les terroristes. Sous sa forme inhalée, ce bacille, qui peut demeurer actif pendant un siècle s’il est stocké au sec et à l’abri de la lumière, peut aussi se propager rapidement et tuer en quelques jours s’il est vaporisé au-dessus de zones habitées. Le vaccin n’est plus disponible. Parmi les autres agents pathogènes utilisables dans une attaque bioterroriste, le CDC répertorie notamment le Yersinia Pestis causant la peste, qui peut être cultivé en grande quantité à partir de matière fécales de rats et disséminé par aérosol, se traduisant par le développement de la maladie entre un et six jours après contamination. La toxine responsable du botulisme, développée à partir de la bactérie Clostridium Botulinum, provoquant une intoxication mortelle caractérisée par une paralysie musculaire, est quant à elle qualifiée de plus puissante substance mortelle pour l’homme par le centre d’Atlanta. «Des terroristes ayant la capacité technique de cultiver la bactérie pour recueillir et purifier la toxine pourraient l’utiliser comme agent de bioterrorisme», selon le CDC. Parmi les autres agents dévastateurs figurent les différents virus provoquant des fièvres hémorragiques, comme le virus Ebola, difficile à manier, mais aussi certains micro-organismes qui pourraient être modifiés en laboratoire. Selon le biophysicien Steven Block, de Standford University, «il existe de nombreux microbiologistes sous-payés de par le monde, qui pourraient être tentés de travailler pour des clients peu scrupuleux, produisant des maladies incurables comme de l’anthrax résistant à la pénicilline ou des virus silencieux, qui infectent mais demeurent passifs dans l’organisme jusqu’à être réveillés par une substance d’ordinaire inoffensive».
Une série d’agents biologiques souvent mortels pour l’homme – utilisables dans une attaque bioterroriste – ont en commun leur grande discrétion et un délai d’incubation de quelques jours, qui rend plus difficile l’action des services sanitaires. Le virus de la variole, éradiqué en 1977 et conservé au Centre de contrôle des maladies d’Atlanta et dans un centre de recherche russe à Novossibirsk, pourrait encore être détenu par d’autres pays. Ce virus, qui tue jusqu’à 30 % des personnes contaminées, a une durée d’incubation d’une douzaine de jours. Des lésions dans la bouche et la gorge provoquées par la maladie se traduisent rapidement par une forte concentration du virus dans la salive, ce qui rend les malades extrêmement contagieux, y compris par voie aérienne. La vaccination antivariolique a été...