Plongé dans le doute et handicapé par les blessures, Nantes ne se fait pas beaucoup d’illusions avant d’aller affronter la Lazio mercredi pour la deuxième journée de la Ligue des champions. Dans ses bagages, la délégation nantaise va emporter tous ses soucis du moment : une dernière place en championnat, un manque flagrant d’équilibre dans son jeu et les traces laissées par la gifle (4-1) reçue à Lyon samedi. «Ce match est un terrible coup d’arrêt, avoue Mickaël Landreau. Notre victoire (4-1) face au PSV Eindhoven nous a sans doute aveuglés sur notre véritable situation». C’est donc un leader du groupe D en petite forme qui va se présenter dans l’antre de la Lazio de Rome, un leader décimé par les blessures. Aux absences de Frédéric Da Rocha, Nicolas Laspalles, Nicolas Savinaud et Viorel Moldovan est venue s’ajouter celle de Marama Vahirua, victime d’une lésion musculaire à la cuisse. Privée de cinq titulaires, la jeune classe nantaise s’attend à souffrir face aux stars romaines. «Pour ramener quelque chose, ajoute son gardien, il va falloir être héroïque, quitte à balancer les ballons dans les tribunes». Même si la Lazio, auteur de trois nuls en championnat et battue 1-0 à Galatasaray, est en rôdage, elle semble posséder une certaine marge. «Arrêtons de comparer Nantes et Rome, poursuit Landreau, ce n’est pas le même calibre». Sans doute pas encore prêtes, les vedettes laziales, Crespo, Lopez, Stam et Mendieta, sont dans l’obligation de remporter une première victoire pour calmer leurs supporters. Quart de finaliste de l’épreuve en 2000, éliminée au deuxième tour la saison passée, l’équipe du président Cragnotti, toujours en quête d’une reconnaissance internationale, ne peut se permettre un nouvel échec. Face à l’ampleur de la tâche, Nantes la joue décontractée. «Notre chance, c’est d’aborder cette rencontre sans aucune pression, explique Nicolas Gillet. On n’a vraiment rien à perdre». Tout point pris au Stade olympique serait synonyme d’exploit pour des Nantais plus préoccupés par leur déplacement à Marseille samedi que par la perspective de défendre leur première place en Ligue des champions malgré le prestige de l’épreuve. «Dans notre situation, il faut penser à sauver le club, avertit Landreau. Le championnat, c’est notre pain quotidien». Obligé de ménager le chèvre et le chou, le FCNA est déjà à un tournant de sa saison même si la crise ne couve pas autour d’un club peu réputé pour ses sautes d’humeur. «Il faut rester positif, tempère Raynald Denoueix. La situation actuelle est très délicate mais il faut aller à Rome en se disant que cette rencontre va nous servir pour le championnat». Si l’absence de pression peut jouer en faveur des Nantais, un nouveau revers face à une valeur sûre de la scène européenne pourrait saper un moral déjà bien bas.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Plongé dans le doute et handicapé par les blessures, Nantes ne se fait pas beaucoup d’illusions avant d’aller affronter la Lazio mercredi pour la deuxième journée de la Ligue des champions. Dans ses bagages, la délégation nantaise va emporter tous ses soucis du moment : une dernière place en championnat, un manque flagrant d’équilibre dans son jeu et les traces laissées par la gifle (4-1) reçue à Lyon samedi. «Ce match est un terrible coup d’arrêt, avoue Mickaël Landreau. Notre victoire (4-1) face au PSV Eindhoven nous a sans doute aveuglés sur notre véritable situation». C’est donc un leader du groupe D en petite forme qui va se présenter dans l’antre de la Lazio de Rome, un leader décimé par les blessures. Aux absences de Frédéric Da Rocha, Nicolas Laspalles, Nicolas Savinaud et Viorel Moldovan est...