Les pirates de l’air kamikazes qui ont attaqué le World Trade Center et le Pentagone étaient armés de couteaux, selon les rares éléments de l’enquête qui ont pu filtrer jusqu’ici. Des experts estiment que la catastrophe aurait pu être évitée si les pirates avaient été interceptés aux aéroports de Boston et de Washington par des systèmes à la pointe de la technologie. Les spécialistes de la sécurité veulent surtout mettre le paquet sur les technologies de reconnaissance faciale et celles relevant de la biométrie, c’est-à-dire l’analyse numérique, par caméras, scanners ou mini-ordinateurs, de caractéristiques physiques (visage) ou biologi- quement uniques (empreintes digitales ou iris de l’œil). Pour les experts de l’aviation, la reconnaissance faciale est la mieux adaptée pour les grands aéroports américains où transitent 650 millions de personnes par an, car les caméras peuvent identifier les personnes à distance. « Big Brother », meilleur ami des Américains ? La biométrie est déjà utilisée aux États-Unis. La Sécurité sociale a ainsi mis en place un système de reconnaissance des empreintes digitales dans ses agences de San Diego pour s’assurer que les allocations ne sont pas perçues deux fois. L’aéroport JFK de New York utilise, pour sa part, des scanners contrôlant les empreintes des mains pour faciliter le passage des douanes aux businessmen. Mais pas à des fins de sécurité antiterroristes. L’Alabama Bureau of Investigation (ABI) vient d’acheter, quant à lui, trente systèmes de numérisation d’empreintes digitales Visionics pour 660 000 dollars. Il va s’en servir pour envoyer des empreintes digitales par voie électronique aux autorités judiciaires. Les autorités américaines ont déjà inauguré une technologie de reconnaissance faciale par vidéo très précise lors du Super Bowl à Tampa, en Floride, début 2001. Le système devait permettre de repérer des criminels. Et plusieurs mois après l’événement sportif, la police de Tampa a installé 36 caméras de sécurité intégrant la même technologie à Ybor City, un quartier réputé pour sa vie nocturne. Facture pour la ville : 30 000 dollars, soit le plus gros investissement fait par la police pour repérer des criminels dans des lieux publics. Les défenseurs du respect de la vie privée voient d’un mauvais œil la biométrie. Et certains craignent une surenchère technologique dont personne ne peut encore évaluer les conséquences. Impossible de dire en effet comment évoluera le débat sur les méthodes de surveillance. Des experts pensent légitimement qu’après la catastrophe du 11 septembre, la population américaine va mieux accepter les caméras vidéo du type «Big Brother» et les longues files d’attente avant de passer aux détecteurs de métaux, ou bien encore la numérisation des empreintes ou des iris. Pourtant, aussi perfectionnés soient-ils, ces appareils ont leurs limites. Les meilleurs détecteurs de métaux n’auraient jamais pu déceler les objets transportés par les terroristes du fait de leur nature : des couteaux non répertoriés comme dangereux.
Les pirates de l’air kamikazes qui ont attaqué le World Trade Center et le Pentagone étaient armés de couteaux, selon les rares éléments de l’enquête qui ont pu filtrer jusqu’ici. Des experts estiment que la catastrophe aurait pu être évitée si les pirates avaient été interceptés aux aéroports de Boston et de Washington par des systèmes à la pointe de la technologie. Les spécialistes de la sécurité veulent surtout mettre le paquet sur les technologies de reconnaissance faciale et celles relevant de la biométrie, c’est-à-dire l’analyse numérique, par caméras, scanners ou mini-ordinateurs, de caractéristiques physiques (visage) ou biologi- quement uniques (empreintes digitales ou iris de l’œil). Pour les experts de l’aviation, la reconnaissance faciale est la mieux adaptée pour les grands aéroports...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.