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Actualités - Chronologies

Le FMI et la Banque mondiale annulent leurs assemblées

Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont décidé hier d’annuler leurs assemblées annuelles prévues à Washington à la fin septembre après les attentats qui ont touché la semaine dernière les États-Unis. «Cette décision a été prise en marque de respect et de sympathie pour les familles des victimes des événements horribles de mardi dernier et pour permettre aux forces de l’ordre de se dévouer entièrement à leurs priorités immédiates», a indiqué lundi un communiqué, signé par le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, et le directeur général du FMI, Horst Köhler. Après plusieurs jours d’indécision, le Fonds et la Banque ont décidé de se ranger à la décision des autorités américaines, hôtes de ces assemblées prévues pour les 29 et 30 septembre. Le FMI et la BM ont des sièges voisins dans la capitale fédérale et y tiennent deux années sur trois leurs assemblées annuelles et une fois par an leurs assemblées de printemps. Plutôt que de tenir des réunions croupions, les deux institutions ont préféré jeter définitivement l’éponge pour ne pas plonger davantage Washington dans le chaos et ne pas donner aux Américains traumatisés un nouveau spectacle de violence. En août dernier, elles avaient déjà décidé de réduire de sept à deux jours la durée des assemblées annuelles face à la menace des manifestations antimondialisation. Plus de 40 000 manifestants étaient attendus dans la capitale fédérale, dont les autorités avaient prévu d’importantes mesures de sécurité. Mais le drame de la semaine dernière a complètement modifié la donne. La mort de plus de 5 000 personnes lors des attentats commis le 11 septembre à New York et Washington a mis les forces de sécurité américaines sous pression et les Américains ne souhaitent pas revoir les images de violence qui ont marqué pratiquement toutes les grandes réunions internationales depuis bientôt deux ans. Les assemblées annuelles du FMI et de la BM à Prague l’an dernier avaient été le théâtre d’incidents violents, tout comme celle du Groupe des sept pays les plus industrialiés (G7) en Italie en juillet (un mort), de l’Union européenne en juin dernier en Suède et en décembre 2000 en France, du Sommet des Amériques à Québec en avril dernier, en remontant jusqu’au sommet de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à la fin 1999 à Seattle (États-Unis). La décision de reporter sine die les assemblées annuelles a «été prise en marque de respect et de sympathie pour les familles des victimes des événements horribles de mardi dernier et pour permettre aux forces de l’ordre de se dévouer entièrement à leurs priorités immédiates», ont souligné le FMI et la BM. Les deux institutions reprendront leur calendrier normal en 2002 et semblent donc avoir fait une croix définitive sur une éventuelle réunion cette année. Le FMI publiera quand même son rapport annuel sur l’économie mondiale (World Economic Report) à la fin du mois. Mais la conférence de presse de présentation sera donnée par l’économiste en chef de l’institution, Kenneth Rogoff, et non par Horst Köhler. Un rapport qui sera d’autant plus attendu qu’après les attentats aux États-Unis, une récession de la première économie mondiale semble désormais quasi inévitable et que les perspectives pour le reste du monde apparaissent sombres. Pour l’instant, les prévisions du FMI pour la croissance de l’économie mondiale sont, selon des fuites, de 2,7 % en 2001 au lieu des 3,2 % envisagés au printemps dernier et de 3,6 % en 2002 au lieu de 3,9 %. Mais, selon des sources proches du Fonds, celui-ci va sans doute encore revoir à la baisse les 1,5 % prévus de croissance de l’économie américaine cette année en raison des conséquences des attentats.
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont décidé hier d’annuler leurs assemblées annuelles prévues à Washington à la fin septembre après les attentats qui ont touché la semaine dernière les États-Unis. «Cette décision a été prise en marque de respect et de sympathie pour les familles des victimes des événements horribles de mardi dernier et pour permettre aux forces de l’ordre de se dévouer entièrement à leurs priorités immédiates», a indiqué lundi un communiqué, signé par le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, et le directeur général du FMI, Horst Köhler. Après plusieurs jours d’indécision, le Fonds et la Banque ont décidé de se ranger à la décision des autorités américaines, hôtes de ces assemblées prévues pour les 29 et 30 septembre. Le FMI et la BM...