Climat - Nouvelles menaces - sur la couche d’ozone
le 17 septembre 2001 à 00h00
Le «trou» de la couche d’ozone dépasse actuellement la superficie cumulée des États-Unis, du Canada et du Mexique, mais les efforts internationaux pour le résorber sont entravés à la fois par le changement climatique, l’apparition de nouvelles substances chimiques et le trafic de substances prohibées. Le célèbre «trou», observé depuis les années 1980 dans l’Antarctique, dépasse 24 millions de km2 ce mois-ci, a indiqué l’Onu à l’occasion de sa Journée internationale pour la protection de la couche d’ozone, célébrée dimanche. L’ozone de la moyenne atmosphère ou stratosphère (entre 20 et 50 km de la Terre) protège la Terre des rayons ultraviolets du soleil, dangereux pour la santé. Une série de composés chlorés (CFC notamment) nuisibles pour la troposphère, utilisés notamment dans les aérosols et la réfrigération, ont été interdits par le protocole de Montréal (1987) et ses amendements ultérieurs. «Le protocole de Montréal, ça marche», souligne le président du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), Gérard Mégie, lors du lancement de la Journée de l’Onu à Paris. Selon lui, la concentration de composés chlorés a commencé à baisser dans la basse atmosphère en 1994 mais elle est actuellement à son maximum dans la troposphère, compte tenu de leur durée de vie extrêmement longue. Elle «va mettre une dizaine d’années pour baisser de 15 à 20 % dans la stratosphère» avant de diminuer «beaucoup plus rapidement ensuite». Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le trou d’ozone augmente encore aujourd’hui d’autant que sa taille dépend aussi de la variabilité naturelle du climat, explique le scientifique. Mais la «récupération» de la couche d’ozone, prévue vers 2050, est compromise par le changement climatique, relève-t-il. Les rejets de carbone (CO2 principalement) dans l’atmosphère, à l’origine du changement climatique, réchauffent la basse atmosphère. Mais ils refroidissent encore plus vite la stratosphère, «de 1 à 1,5 degré tous les dix ans», selon M. Mégie, alors que le froid contribue à la diminution de la couche d’ozone. La lutte contre les trous d’ozone et le changement climatique doit donc être menée de front mais des contradictions peuvent survenir. Les composés fluorés (HFC) font partie des gaz à effet de serre limités par le protocole de Kyoto (1997) sur le climat alors qu’ils ont facilité le respect du protocole de Montréal en remplaçant les CFC. Le refroidissement de la stratosphère lié au changement climatique pourrait contribuer à l’apparition d’un nouveau trou d’ozone, observé récemment dans l’Arctique en janvier-février, indique à l’AFP Robert Kardel (CNRS). Jusqu’à maintenant l’hiver de la banquise septentrionale était traditionnellement moins rude que l’hiver austral.
Le «trou» de la couche d’ozone dépasse actuellement la superficie cumulée des États-Unis, du Canada et du Mexique, mais les efforts internationaux pour le résorber sont entravés à la fois par le changement climatique, l’apparition de nouvelles substances chimiques et le trafic de substances prohibées. Le célèbre «trou», observé depuis les années 1980 dans l’Antarctique, dépasse 24 millions de km2 ce mois-ci, a indiqué l’Onu à l’occasion de sa Journée internationale pour la protection de la couche d’ozone, célébrée dimanche. L’ozone de la moyenne atmosphère ou stratosphère (entre 20 et 50 km de la Terre) protège la Terre des rayons ultraviolets du soleil, dangereux pour la santé. Une série de composés chlorés (CFC notamment) nuisibles pour la troposphère, utilisés notamment dans les aérosols...
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