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Actualités - Chronologies

À Los Angeles, des Américains - inquiets achètent des masques à gaz

Préoccupée par les éventuelles conséquences des attaques terroristes de New York et Washington, la population de Los Angeles s’est précipitée dans les boutiques de matériel militaire et dans les supermarchés pour y acheter des masques à gaz et des provisions. «Quelques-uns de nos clients ont l’impression que ce qui s’est passé va provoquer une troisième guerre mondiale», indique le propriétaire d’une boutique de matériel de survie, Peter Kalaydjian, entouré de masques à gaz et de gilets pare-balles. Ils croient que «lorsque nous découvrirons qui a fait ça, il y aura des représailles et qu’en réponse à ces représailles, nous serons à nouveau attaqués», ajoute-t-il, en précisant que la plupart de ses clients était néanmoins «beaucoup plus raisonnables». Mis à part quelques extrémistes, ceux-ci sont «des docteurs, avocats, policiers» qui, depuis les attentats de mardi, se sont acheté des couteaux, des gilets pare-balles et des casques par «crainte d’une nouvelle attaque», explique M. Kalaydjian. Il affirme avoir vendu 600 masques à gaz. Autre article très demandé, les kits de survie car en cas de «grande catastrophe, tous les hôpitaux seront pleins et les gens veulent être prêts», ajoute ce gérant dont les ventes ont été multipliées par dix ces trois derniers jours. «Il ne me reste plus de masques à gaz», affirme de son côté Ned Escaip, propriétaire d’une petite boutique de matériel militaire qui raconte avoir eu quelques demandes insolites. «Une femme d’un âge moyen est venue pour m’acheter un masque à gaz et m’a demandé si je n’avais pas de masque à gaz pour chiens»... Les habitants de Los Angeles, habitués aux mesures de précaution liées aux risques constants de tremblements de terre, ont aussi fait des provisions de produits de base. «Le jour des attentats, les gens sont venus acheter des litres d’eau, des boîtes de conserve, et tout ce type de choses nécessaires pour être prêts à faire face à toute situation», selon Fuensanta Espinoza, directeur d’un supermarché local. «Mais il ne s’agit pas du tout d’une situation d’urgence», précise-t-il. Cette ruée dans les magasins ne surprend guère les commerçants locaux. «Il s’est passé la même chose lorsque les États-Unis ont lancé des raids sur Bagdad. Des menaces de guerre planaient également pendant l’opération “Tempête du désert”», rappelle M. Kalaydjian.
Préoccupée par les éventuelles conséquences des attaques terroristes de New York et Washington, la population de Los Angeles s’est précipitée dans les boutiques de matériel militaire et dans les supermarchés pour y acheter des masques à gaz et des provisions. «Quelques-uns de nos clients ont l’impression que ce qui s’est passé va provoquer une troisième guerre mondiale», indique le propriétaire d’une boutique de matériel de survie, Peter Kalaydjian, entouré de masques à gaz et de gilets pare-balles. Ils croient que «lorsque nous découvrirons qui a fait ça, il y aura des représailles et qu’en réponse à ces représailles, nous serons à nouveau attaqués», ajoute-t-il, en précisant que la plupart de ses clients était néanmoins «beaucoup plus raisonnables». Mis à part quelques extrémistes, ceux-ci...