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Actualités - Chronologies

Pékin prêt à soutenir une riposte US dans le cadre de l’Onu

La Chine s’est déclarée prête hier à apporter son soutien à une éventuelle riposte après les attentats commis mardi aux États-Unis, à condition que celle-ci soit décidée au sein d’une instance internationale comme l’Onu. «La communauté internationale doit prendre des mesures résolues contre le terrorisme international, mais je pense que cette action doit se dérouler dans le cadre de la coopération internationale», a déclaré le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Wang Guangya, mettant plus particulièrement en avant le Conseil de sécurité de l’Onu dont la Chine fait partie. Interrogé sur l’éventualité d’une riposte américaine soutenue par les 19 membres de l’Alliance atlantique, M. Wang a relevé que l’Otan devait consulter le reste du monde avant d’agir. «L’Otan est une organisation militaire régionale au sein de l’Europe, et toute action entreprise au-delà de l’Europe aura des implications. C’est pourquoi je pense que des consultations sont nécessaires», a-t-il dit. En dépit de récentes frictions dans les relations sino-américaines, le président Jiang Zemin s’est déclaré dès mardi «horrifié» par les attentats avant de s’engager mercredi à renforcer la coopération bilatérale et internationale pour lutter contre le terrorisme, lors d’une conversation avec son homologue américain George W. Bush. «La Chine va accroître son dialogue et sa coopération avec les États-Unis et avec la communauté internationale pour lutter contre toutes les formes de violence terroriste», avait déclaré M. Jiang. Interrogé sur l’aide concrète qui pourrait être fournie par Pékin, le vice-ministre a expliqué que celle-ci dépendrait de la riposte envisagée. «Je pense que nous allons étudier l’affaire lorsque les preuves seront apportées», a-t-il dit, tout en soulignant que l’attitude de Pékin face à la coopération internationale contre le terrorisme est «positive». «Cela dépendra de la formule finale», a-t-il encore dit. Confrontée à un mouvement séparatiste actif dans la région autonome du Xinjiang, à majorité musulmane, la Chine coopère dès à présent activement avec la Russie et plusieurs pays d’Asie centrale au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) pour lutter contre la montée de l’extrémisme islamiste dans la région, stimulée par l’entraînement de militants par le régime taliban au pouvoir à Kaboul. «Nous suivons de près les développements en Asie centrale et sommes déterminés à lutter contre l’extrémisme, le séparatisme et le terrorisme», a réitéré hier le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhu Bangzao, tout en se refusant à indiquer si la Chine pourrait faire profiter les États-Unis d’informations obtenues dans le cadre de l’OCS. La plupart des analystes excluent que la Chine apporte une contribution très active à la riposte qui pourrait être lancée par les États-Unis. «La concession la plus importante que les États-Unis vont tenter d’obtenir de Pékin sera de ne pas s’opposer à leurs efforts. Ce qu’ils veulent avant tout, c’est un soutien moral», estime pour sa part Darryl Jarvis, un chercheur en relations internationales de l’Université de Sydney. Pour lutter contre le terrorisme, la Chine devrait continuer à mettre en avant les organisations internationales ou encore des organisations de type régional, comme l’OCS, qui a pris la relève du groupe de Shanghai en juin dernier. «L’OCS est une des façons d’atteindre ce but», a relevé M. Wang Guangya avant d’ajouter que la Chine continuerait également à participer aux efforts visant à combattre le terrorisme au niveau du Conseil de sécurité.
La Chine s’est déclarée prête hier à apporter son soutien à une éventuelle riposte après les attentats commis mardi aux États-Unis, à condition que celle-ci soit décidée au sein d’une instance internationale comme l’Onu. «La communauté internationale doit prendre des mesures résolues contre le terrorisme international, mais je pense que cette action doit se dérouler dans le cadre de la coopération internationale», a déclaré le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Wang Guangya, mettant plus particulièrement en avant le Conseil de sécurité de l’Onu dont la Chine fait partie. Interrogé sur l’éventualité d’une riposte américaine soutenue par les 19 membres de l’Alliance atlantique, M. Wang a relevé que l’Otan devait consulter le reste du monde avant d’agir. «L’Otan est une...