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Actualités - Chronologies

DOPAGE - La Tunisie rentre dans la lutte

La Tunisie est entrée de plain-pied dans la lutte contre le dopage en dotant sa capitale du premier laboratoire national de contrôle antidopage (LCADT) dans le monde arabe, le second en Afrique. Après une ultime visite des experts du Comité international olympique (CIO) début août, le bâtiment flambant neuf du laboratoire a pu ouvrir ses portes et recevoir les 400 échantillons attendus pendant les deux semaines des Jeux méditerranéens (JM). Cette compétition, réunissant quelque 3 500 athlètes venus de 23 pays pour s’affronter dans 23 sports, a «été une opportunité propice pour concrétiser l’idée» de cette structure, affirme le docteur Zakia Bartagi, directrice du Centre de médecine du sport, qui accueille le LCADT, et présidente de la commission médicale du Comité d’organisation des JM. 2 000 contrôles par an La première demande tunisienne avait été effectuée dès le 7 juillet 1997, et le CIO et l’Agence mondiale antidopage (AMA) avaient accordé une accréditation provisoire lors des championnats du monde juniors de judo, en octobre 2000. Comme pour le laboratoire sud-africain de Johannesburg, une trentaine de pharmaciens, d’ingénieurs et de biologistes locaux ont été formés pendant deux ans dans les laboratoires européens, notamment à Châtenay-Malabry près de Paris, pour travailler sur du matériel ultramoderne, capable de dépister, d’analyser, mais aussi de faire de la recherche, condition imposée par le CIO pour obtenir l’accréditation. Des congrès ont d’ailleurs déjà eu lieu à Tunis au sujet de nouvelles méthodes de recherche et de quantification de l’érythropoïétine (EPO) et des corticoïdes. Les Français ont aussi contribué à la création du LCADT avec des «recommandations sur l’organisation de la prévention, mais aussi sur le choix du matériel, ou en donnant des conseils techniques et scientifiques», explique Michel Boyon, président du Comité français de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD). «Les pays les moins riches doivent aussi lutter contre ce fléau. En cela, l’expérience tunisienne est intéressante», ajoute M. Boyon, venu visiter le bâtiment situé à deux pas des installations sportives des JM, au nord de Tunis. Après les JM, le LCADT fonctionnera en effectuant 2 000 contrôles annuels, dont 50 % concerneront le football. Accueillir le premier laboratoire du monde arabe, et le 28e dans le monde, fait de Tunis la plaque tournante de la lutte antidopage dans la région, puisque le Dr Bartagi reçoit déjà des échantillons des pays voisins, comme de la Libye.
La Tunisie est entrée de plain-pied dans la lutte contre le dopage en dotant sa capitale du premier laboratoire national de contrôle antidopage (LCADT) dans le monde arabe, le second en Afrique. Après une ultime visite des experts du Comité international olympique (CIO) début août, le bâtiment flambant neuf du laboratoire a pu ouvrir ses portes et recevoir les 400 échantillons attendus pendant les deux semaines des Jeux méditerranéens (JM). Cette compétition, réunissant quelque 3 500 athlètes venus de 23 pays pour s’affronter dans 23 sports, a «été une opportunité propice pour concrétiser l’idée» de cette structure, affirme le docteur Zakia Bartagi, directrice du Centre de médecine du sport, qui accueille le LCADT, et présidente de la commission médicale du Comité d’organisation des JM. 2 000 contrôles par...