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Actualités - Chronologies

Washington, la capitale fédérale, face à l’épreuve

Les habitants de Washington étaient sous le choc hier, partagés entre la peur et la colère après l’attentat qui a frappé la veille le Pentagone, le cœur de la défense américaine. «Je suis encore en état de choc», affirme Jillian Gross, une jeune employée qui travaille pour une firme de consultants. «Ça a été une telle tragédie». Depuis, elle se refuse à prendre les transports publics, «par sécurité». Une autre employée dans la capitale, qui habite la Virginie et a pris hier matin une ligne de métro passant en dessous du Pentagone, semble tout aussi choquée. «On peut encore voir de la fumée noire sortant du Pentagone», dit-elle, évoquant une «forte odeur» dans la station de métro du même nom, fermée au public, tout comme celle de l’aéroport national Ronald Reagan. Le bilan des victimes au Pentagone, gravement endommagé par un avion de ligne détourné qui est venu s’écraser sur l’immense bâtiment à proximité de la capitale, n’est toujours pas connu. Mais selon les médias américains, il pourrait y avoir jusqu’à 800 morts. «L’ambiance (dans le métro) était lugubre, avec un silence pesant», raconte une autre employée, qui n’a pas souhaité être identifiée. «Infamie», «Le jour le plus noir pour l’Amérique» : les titres de la presse locale, comme nationale, donnent le ton de la tragédie. Les kiosques et distributeurs de journaux étaient dévalisés hier matin. Pourtant, les habitants de Washington s’efforçaient hier d’afficher un visage normal, malgré un important dispositif de sécurité dans les rues de la capitale, y compris le déploiement de patrouilles militaires à certains coins de rues et autour des principaux bâtiments officiels et lieux publics. «Vérification des badges à 100 %. Les gardes de sécurité doivent toucher les badges d’identité», pouvait-on lire sur une affiche à l’entrée du ministère des Anciens Combattants. Pour John Donaldson, étudiant à l’université de George Washington, il n’y a pas de choix. «Je suis évidemment sous le choc, dit-il, mais je suis déterminé à aller au travail, à reprendre mes activités normales». Les écoles sont restées fermées hier. Mais la plupart des entreprises et administrations fédérales ont rouvert, ainsi que les magasins, suivant les consignes données par le président américain George W. Bush dans son discours à la nation mardi soir. Mardi, tous les lieux du pouvoir, de la Maison-Blanche au Congrès, avaient été évacués dans la précipitation et les employés et fonctionnaires autorisés à rentrer chez eux. Dans l’après-midi, Washington avait pris l’aspect d’une ville fantôme. Un début de panique avait également saisi la capitale, alors que des informations faisant état d’explosions et d’incendies, ensuite démenties, ou d’une voiture piégée au département d’État, avaient circulé. Hier, la colère était aussi palpable. «C’est scandaleux. Nous devons trouver les coupables et les détruire», a indiqué David Wormack, la trentaine, employé au siège du syndicat AFL-CIO.
Les habitants de Washington étaient sous le choc hier, partagés entre la peur et la colère après l’attentat qui a frappé la veille le Pentagone, le cœur de la défense américaine. «Je suis encore en état de choc», affirme Jillian Gross, une jeune employée qui travaille pour une firme de consultants. «Ça a été une telle tragédie». Depuis, elle se refuse à prendre les transports publics, «par sécurité». Une autre employée dans la capitale, qui habite la Virginie et a pris hier matin une ligne de métro passant en dessous du Pentagone, semble tout aussi choquée. «On peut encore voir de la fumée noire sortant du Pentagone», dit-elle, évoquant une «forte odeur» dans la station de métro du même nom, fermée au public, tout comme celle de l’aéroport national Ronald Reagan. Le bilan des victimes au Pentagone,...