Associé au deuil, à l’humeur morose, à l’aspect négatif des choses, le noir a mauvaise presse... En opposition au blanc, il tue l’espoir et, tel un corbeau, barre de son aile gaïeté et allégresse. Mais le noir, aussi, se prête à une grande gamme d’alliances. Il met en relief le teint, camoufle les rondeurs, «habille» de peu une sortie plus ou moins officielle et tempère les audaces même les plus extravagantes. Les créateurs l’aiment d’un amour éternel... Ils font semblant de l’oublier une ou deux saisons, pour le faire revenir triomphalement et régulièrement en couleur-reine des collections hivernales. C’est bien le cas pour l’hiver 2001-2002. De Sonia Rykiel à Dona Karan, d’Yves Saint-Laurent à John Galliano, de Montana à Issey Miyake, rien ne sied mieux à leur inspiration que cette teinte nocturne. En longue cape ou pardessus balayant le parterre (Saint-Laurent, Yamamoto, Miyake, Icarius, etc.), en tailleur-pantalon (Martine Sitbon, Mila Sehön, Jean-Paul Gaultier) à la robe courte, longue ou mi-longue, le noir habille l’hiver futur... De la haute couture au prêt-à-porter, des dessinateurs aux couturiers, le courant vole noir... Autre retour à signaler, celui de la mini. Balenciaga, Cerruti, Martine Sitbon, Ferraud, Michaël Kors dénudent la jambe aussi haut que possible... Pour couvrir la tête, on plébiscite la chapka, la toque, le béret mais aussi la casquette. Selon les circonstances et les habitudes... Si Louis Vuitton, Christian Dior ou Nina Ricci et Prada associent la chapka aux tenues «sport» ou «de ville», Dolce et Gabbana préfère les cuissardes très hautes en cuir souple sous une robe-lingerie, noire et en dentelle... En matière de cuissardes, leur retour se fait en force et en couleurs. Guy Laroche les conçoit en cuir rouge, Fendi en cuir blanc. Pour accompagner la mini-jupe, Chanel la voit en noir et Dolce et Gabbana en couleur chair, en parfaite complicité avec mini-robe beige assortie à son manteau garni de fourrure.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Associé au deuil, à l’humeur morose, à l’aspect négatif des choses, le noir a mauvaise presse... En opposition au blanc, il tue l’espoir et, tel un corbeau, barre de son aile gaïeté et allégresse. Mais le noir, aussi, se prête à une grande gamme d’alliances. Il met en relief le teint, camoufle les rondeurs, «habille» de peu une sortie plus ou moins officielle et tempère les audaces même les plus extravagantes. Les créateurs l’aiment d’un amour éternel... Ils font semblant de l’oublier une ou deux saisons, pour le faire revenir triomphalement et régulièrement en couleur-reine des collections hivernales. C’est bien le cas pour l’hiver 2001-2002. De Sonia Rykiel à Dona Karan, d’Yves Saint-Laurent à John Galliano, de Montana à Issey Miyake, rien ne sied mieux à leur inspiration que cette teinte...