La vague d’attentats terroristes aux États-Unis a fait souffler un vent de panique mardi sur le marché londonien du pétrole, où le prix du Brent a grimpé de près de quatre dollars en une heure, atteignant ses plus hauts niveaux depuis la fin 2000. Vers 16h30 GMT (18h30 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison rapprochée en octobre, référence sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, cotait 29,30 dollars contre 27,26 dollars avant les explosions. Il est monté jusqu’à 31,05 dollars à 14h01 GMT. Le marché américain, qui ouvre habituellement vers 14h30 GMT, est resté portes closes, après que deux avions se furent écrasés sur les deux tours du World Trade Center, en plein centre de New York. Débordé par l’avalanche de transactions, l’IPE a été contraint d’interrompre les échanges à 14h50 GMT et devait les reprendre une heure plus tard, avant de fermer plus tôt que d’habitude à 16h45 GMT. Certains courtiers, notamment ceux d’ABN Amro, ont reçu l’ordre de leur société de quitter la corbeille et de rentrer chez eux. «Il y a des motifs d’inquiétudes sur l’approvisionnement en pétrole, c’est la raison pour laquelle le marché pétrolier a grimpé», explique Lawrence Eagles, analyste de la maison de courtage GNI. «La réaction naturelle est de s’attendre à une réplique américaine, ce qui provoquerait une crise entre les États-Unis et le monde arabe et menacerait la sécurité des approvisionnements mondiaux de pétrole», ajoute-t-il. «Les Américains devront prendre en compte l’effet que cela pourrait avoir sur leur propre économie et sur la région» du Proche-Orient, selon lui. Pour Léo Drollas, économiste en chef du Center for Global Energy Studies (CGES), le problème d’approvisionnement n’est pas encore d’actualité, mais pourrait le devenir. «Les prix devraient redescendre à moins que les États-Unis ne durcissent trop leur position à l’égard de l’Irak et que Bagdad ne décide de suspendre ses exportations», estime-t-il. «Il y a eu des achats réflexes qui ont fait flamber les prix, mais il n’y a pas de raisons fondamentales derrière ce mouvement», souligne Léo Drollas. «Une fois que les esprits seront apaisés on réalisera que cette catastrophe va également faire pression sur la demande : l’économie mondiale ralentit déjà et les Américains vont voyager beaucoup moins (par avion) en raison de leur angoisse», juge-t-il.
La vague d’attentats terroristes aux États-Unis a fait souffler un vent de panique mardi sur le marché londonien du pétrole, où le prix du Brent a grimpé de près de quatre dollars en une heure, atteignant ses plus hauts niveaux depuis la fin 2000. Vers 16h30 GMT (18h30 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison rapprochée en octobre, référence sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, cotait 29,30 dollars contre 27,26 dollars avant les explosions. Il est monté jusqu’à 31,05 dollars à 14h01 GMT. Le marché américain, qui ouvre habituellement vers 14h30 GMT, est resté portes closes, après que deux avions se furent écrasés sur les deux tours du World Trade Center, en plein centre de New York. Débordé par l’avalanche de transactions, l’IPE a été contraint d’interrompre les...
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