L’Égypte avait mis en garde Washington contre des actes terroristes
le 09 décembre 2001 à 00h00
Les autorités égyptiennes avaient récemment mis en garde les États-Unis contre des actes terroristes dirigés contre eux, s’ils persistaient à ne pas s’impliquer plus directement dans le conflit au Proche-Orient. «Si les États-Unis ne poussent pas pour trouver une solution à la violence (au Proche-Orient), cette violence pourrait se transformer en terrorisme», avait prévenu le 26 juin le président égyptien Hosni Moubarak. «Il faut qu’il y ait une action américaine, car les États-Unis ont beaucoup d’intérêts dans la région», avait-il ajouté. Critiquant très vivement M. Bush, le quotidien gouvernemental al-Akhbar avait affirmé fin août que le conflit israélo-arabe était en fait devenu «un conflit américano-arabe, plus général et plus dangereux». Fin août, au lendemain de l’assassinat par Israël d’un haut dirigeant politique palestinien, le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Saïd Kamal, avait lui aussi averti de l’éventualité d’actes terroristes. «Jour après jour, malheureusement, les Américains vont être affectés par ce qui se passe actuellement. Je ne peux pas dire comment, quand et où, mais ils devront porter la responsabilité de leur politique négative», avait-il déclaré, précisant qu’il s’exprimait à titre personnel. Cible fréquente du terrorisme international, les États-Unis avaient lancé le 18 juillet une mise en garde contre des risques d’attentats visant leurs intérêts dans la péninsule arabique, où résident nombre de leurs ressortissants, notamment 36 000 civils en Arabie séoudite. Cet avertissement faisait suite à une mise en alerte maximale le 22 juin des forces américaines dans le Golfe, dont les effectifs sont estimés à au moins 20 000 militaires, et à la diffusion d’un «avis de prudence mondial» pour les ressortissants américains à l’étranger. Ces menaces étaient liées notamment au terroriste présumé d’origine séoudienne Oussama Ben Laden, réfugié en Afghanistan.
Les autorités égyptiennes avaient récemment mis en garde les États-Unis contre des actes terroristes dirigés contre eux, s’ils persistaient à ne pas s’impliquer plus directement dans le conflit au Proche-Orient. «Si les États-Unis ne poussent pas pour trouver une solution à la violence (au Proche-Orient), cette violence pourrait se transformer en terrorisme», avait prévenu le 26 juin le président égyptien Hosni Moubarak. «Il faut qu’il y ait une action américaine, car les États-Unis ont beaucoup d’intérêts dans la région», avait-il ajouté. Critiquant très vivement M. Bush, le quotidien gouvernemental al-Akhbar avait affirmé fin août que le conflit israélo-arabe était en fait devenu «un conflit américano-arabe, plus général et plus dangereux». Fin août, au lendemain de l’assassinat par Israël...
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