En l’espace d’une quinzaine, l’Australien Lleyton Hewitt est passé du rôle d’outsider à celui de champion pour entrer au palmarès du Grand Chelem, à l’image de «Rocky Balboa», ce héros du grand écran dont il connaît les films par cœur. À 20 ans, ce joueur au physique moyen (1,80 m pour 67 kg), selon les standards actuels, a gagné l’admiration de joueurs à la carrure plus impressionnante. Pour sa façon de ne jamais renoncer, ses retours explosifs, sa condition physique irréprochable et sa force mentale. «Il fallait que je trouve un moyen de prendre l’avantage sur eux parce qu’il était hors de question que je les domine en puissance ou que je serve plus fort qu’eux», expliquait l’Australien, après sa démonstration en trois sets face à Pete Sampras qui le qualifiait de «meilleur retourneur» du circuit. «Là encore, j’ai dû travailler certains domaines de mon jeu pour contrer les plus puissants. Le retour de service, je le travaille depuis l’âge de 9 ou 10 ans, lorsque j’affrontais des joueurs plus âgés», indiquait Hewitt. Le préadolescent d’Adélaide a attendu jusqu’à l’âge de 13 ans pour décider de son avenir sportif, partagé qu’il était entre le football australien, sport-combat pratiqué par son père, et le tennis. Précoce La voie une fois choisie, il a consacré la plus grande partie de son temps à frapper la balle jaune. Et à se forger une condition physique irréprochable, à travers des footings sur les plages où le sable est un test imparable pour les mollets et la volonté. Ces armes lui ont permis d’entrer avec fracas sur le circuit des «grands», remportant son premier tournoi à l’âge de 16 ans et 10 mois. Plus précoce encore que Borg, Agassi ou Wilander qui est l’une de ses idoles avec surtout son compatriote Pat Cas. À Flushing Meadows, il a glané le dixième titre de sa jeune carrière. Il a aussi confirmé sa force mentale en surmontant les accusations de racisme nées de son match contre le Noir américain James Blake. «Ce fut certainement l’épisode le plus difficile de ma carrière tennistique, estimait Hewitt, qui avait été testé en Coupe Davis en s’imposant trois fois devant le public brésilien. Je suis assez fier de moi d’avoir pu gérer une telle situation à l’âge de 20 ans». Il sait que la pression sera plus forte désormais, surtout lors de l’Open d’Australie qu’il aimerait bien accrocher à son palmarès. Mais pour l’heure, il voulait savourer son moment de gloire. Et quoi de mieux que de retrouver Kim (Clijsters), sa compagne du circuit, sa famille et ses amis pour un bon dîner. Mais pas de bière. Au pays de «Rocky», Hewitt est encore trop jeune pour consommer de l’alcool...
En l’espace d’une quinzaine, l’Australien Lleyton Hewitt est passé du rôle d’outsider à celui de champion pour entrer au palmarès du Grand Chelem, à l’image de «Rocky Balboa», ce héros du grand écran dont il connaît les films par cœur. À 20 ans, ce joueur au physique moyen (1,80 m pour 67 kg), selon les standards actuels, a gagné l’admiration de joueurs à la carrure plus impressionnante. Pour sa façon de ne jamais renoncer, ses retours explosifs, sa condition physique irréprochable et sa force mentale. «Il fallait que je trouve un moyen de prendre l’avantage sur eux parce qu’il était hors de question que je les domine en puissance ou que je serve plus fort qu’eux», expliquait l’Australien, après sa démonstration en trois sets face à Pete Sampras qui le qualifiait de «meilleur retourneur» du...
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