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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché sans relief

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement en ce début de semaine, les opérateurs continuant à rechercher le dollar à des fins commerciales en l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Dans ces conditions, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux ans, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais en l’absence d’offres de cette monnaie en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter auprès de celle-ci au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison du potentiel limité de la demande commerciale, le volume des échanges ne devait guère dépasser au total quelque dix millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, et ce dans un marché sans relief. Prises de bénéfices sur l’euro À l’étranger, l’euro est repassé sous le seuil de 0,90 dollar hier, sur des prises de bénéfices, alors que le billet vert reprenait du poil de la bête dans le sillage de la stabilisation des marchés boursiers américains. Selon les analystes, il n’y a pas eu de données économiques en ce début de semaine qui expliquent ce phénomène. Mais pour les cambistes, il s’agit d’une réaction des opérateurs à des déclarations rassurantes sur les perspectives conjoncturelles des États-Unis après les mauvais chiffres sur l’emploi américain en août publiés vendredi dernier sapant la confiance des investisseurs. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés hier par l’annonce du principal conseiller économique de la Maison-Blanche, Glenn Hubbard, que la croissance économique américaine devrait être «assez robuste» au deuxième semestre 2001 et au premier trimestre 2002. Il en est de même d’une autre déclaration du président de la banque de Réserve fédérale de Saint Louis (Missouri), William Poole, selon laquelle les chances que le produit intérieur brut (PIB) américain en 2001 ne recule pas par rapport à son niveau de l’année dernière (+1,00 %) sont excellentes. «Personne ne peut être sûr que l’économie peu échapper à un déclin du PIB réel, mais le fait que nous ayons réussi jusqu’à présent à l’éviter et que de nombreux ajustements soient désormais achevés suggère que nous avons une excellente chance d’y arriver», a-t-il déclaré hier devant des économistes d’entreprises à New York. Ces perspectives ont été renforcées par la publication hier d’un rapport de la National Association for Business Economics (BABE) estimant que la croissance américaine devrait atteindre 1,6 % en 2001 et 2,7 % en 2002 selon la dernière projection de ses économistes d’entreprises dont les deux tiers tablent sur une remontée en puissance de l’activité avant la fin de l’année et aucun ne voit un trimestre dans le rouge cette année. Compte tenu de toutes ces considérations, nombre d’opérateurs ont estimé hier devoir racheter le dollar après les pertes qu’il avait enregistrées à la fin de la semaine dernière à la suite des chiffres décevants sur l’emploi américain en août. Il s’est négocié, en effet, à New York, sur un ton relativement soutenu comme suit : – 0,8995 pour un euro contre 0,9075, vendredi dernier – 1,4580 pour un sterling contre 1,4615 – 2,1745 DM contre 2,1550 – 7,2925 FF contre 7,2280 – 1,6860 FS contre 1,6730 – 2 152,60 lires contre 2 133,65 – 120,95 yens contre 120,10. Bourse de Beyrouth : marché étroit et sélectif À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été un peu soutenue en ce début de semaine par la légère hausse des Ciments libanais de 11/32 à 12/32 dollar dans un marché sur lequel les actions A de Solidere se sont maintenues à 4 3/8 dollars. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de seulement 0,05 % à 54,03 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché étroit et sélectif sur lequel 118 380 actions ont changé de mains hier d’une valeur de 398 038 dollars. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont fait montre de volatilité en ce début de semaine, au lendemain de l’annonce d’une hausse nettement plus forte que prévu du chômage aux États-Unis en août qui a atteint son plus haut niveau depuis quatre ans. C’est ainsi qu’après une ouverture en baisse, les Bourses américaines ne tardaient pas à profiter d’une chasse aux bonnes affaires, après avoir touché de nouveaux planchers. À la reprise des échanges hier, les Bourses américaines ont été à nouveau déprimées par les principales places européennes mais aussi par la crainte que la progression du chômage n’influe sur la confiance des consommateurs et leurs dépenses. L’annonce par la compagnie américaine de télécommunications Qwest Communications International qu’elle allait supprimer 4 000 emplois d’ici à la fin du premier trimestre 2002 a contribué à démoraliser les investisseurs. «C’est un environnement difficile pour les marchés», a expliqué un stratège de la maison de courtage The Griswold Company, affirmant dans une note hier que la tendance reste faible, mais que les investisseurs sont attirés par une chasse aux bonnes affaires compte tenu de la faiblesse des actions. De ce fait, la plupart des secteurs devaient évoluer irrégulièrement, l’indice composite Nasdaq oscillant en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, autour de l’équilibre à 1 687 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait dans le même temps entre un plus bas à 9 493,55 points et un plus haut à 9 671,80 points, avant d’afficher 9 599,26 points, en léger repli de 6,59 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes ont effacé partiellement leurs pertes Un rebond de Nokia, premier fabricant mondial de téléphones portables, a sauvé lundi les indices boursiers européens, tombés en matinée à leur niveau le plus bas depuis trois ans. Le ressaisissement des marchés américains, après un recul à l’ouverture de Wall Street, a aussi quelque peu rassuré les investisseurs. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300, qui avait momentanément chuté de 3 %, a fini la journée en repli de 0,89 % à 1 179,53 points, et le DJ Euro STOXX des valeurs vedettes de la zone euro a cédé 0,46 % à 3 440,65. Les deux indices étaient tombés en séance à leur plus bas depuis la fin de 1998, à 1 147,80 et 3 317,59 points respectivement. La prudence reste néanmoins de mise chez les investisseurs européens, qui attendent en fin de semaine toute une série de statistiques américaines, notamment celles des prix à la production, des ventes au détail et de la production industrielle. Ils craignent en outre que, alors que débute la période des annonces préliminaires des entreprises américaines, plusieurs d’entre elles ne préviennent qu’elles ne seront pas en mesure de tenir leurs prévisions de résultats. Nokia a affiché en clôture une hausse substantielle de 7,46 %, à 15,42 euros, une poussée en avant que des boursiers expliquent par les prévisions plutôt optimistes de la société américaine RF Micro Devices. Ce fabricant de composants pour téléphones portables a annoncé que grâce à une forte progression de ses ventes, il comptait maintenant publier un résultat à l’équilibre au deuxième trimestre, après avoir d’abord anticipé une perte. En clôture, seuls les compartiments européens des technologiques et des télécoms sont parvenus à s’inscrire nettement dans le positif, avec des gains de 1,69 % et 1,0 % respectivement. France Télécom a tiré l’ensemble du secteur avec une forte hausse de 7,53 %, à 30,97 euros, Vodafone Group prenant pour sa part 1,49 %. Deutsche Telekom, qui était tombé dans la matinée à 14,53 euros, sous son prix d’introduction en Bourse de 14,57 euros en 1996, s’est ensuite nettement repris pour afficher une hausse de 2,8 %. Tokyo : au plus bas depuis 17 ans La Bourse de Tokyo a clôturé en forte baisse de 3,1 % lundi, établissant un nouveau record à la baisse depuis 17 ans, après l’annonce des mauvais chiffres du chômage américain renouvelant les inquiétudes sur un prolongement du ralentissement économique aux États-Unis, ont indiqué les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a terminé sur une baisse de 321,10 points, à 10 195,69, menaçant de passer sous le seuil psychologique des 10 000 points. Il s’agit du plus faible niveau pour le Nikkei depuis le 2 août 1984, lorsqu’il avait terminé à 10 086,87 points. Selon Shunsuke Nishino, responsable de marché chez Daiwa Securities, «l’environnement économique mondial s’est détérioré après la publication des chiffres du chômage aux États-Unis. Cela a considérablement affecté le marché». L’indice élargi Topix a pour sa part chuté de 24,85 points, soit 2,3 %, à 1 055,98 à la clôture. Au total, 1 166 titres ont clôturé en baisse, 228 en hausse et 83 titres sont restés inchangés. Quelque 694 millions d’actions ont été échangées contre 747,9 millions vendredi. Selon Toshihiko Matsuno, courtier chez Sakura Friend Securities, «les craintes concernant les résultats d’entreprises aux États-Unis et au Japon ont entraîné le marché à la baisse». Il a prévenu que le Nikkei pourrait tomber sous la barre des 10 000 points. «Le seuil des 10 000 points a peu de signification techniquement mais un passage en dessous de cette limite aurait un impact psychologique conséquent, l’indice passant de cinq à quatre chiffres», a-t-il ajouté. Les valeurs ont profité d’un rebond éphémère dans l’après-midi après les propos du ministre japonais des Finances Masajuro Shiokawa, qui envisage l’établissement éventuel d’un nouvel organisme pour acheter les actions de sociétés non financières.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement en ce début de semaine, les opérateurs continuant à rechercher le dollar à des fins commerciales en l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Dans ces conditions, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux ans, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais en l’absence d’offres de cette monnaie en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter auprès de celle-ci au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison du potentiel limité de la demande commerciale, le...