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Actualités - Chronologies

ALLEMAGNE - Deutsche Telekom en pleine déroute boursière

L’action Deutsche Telekom s’est effondrée hier en cours de journée sous son prix d’émission de 1996, une sanction qui place son patron Ron Sommer en position délicate face à la colère des petits porteurs et porte un coup à la culture actionnariale dans le pays. La cotation de l’ancien monopole, il y a près de cinq ans, a été à l’origine de l’engouement des Allemands pour la Bourse puis de l’essor du nouveau marché de la place francfortoise, devenu le plus grand d’Europe. Aujourd’hui, l’amertume n’en est que plus grande. En milieu de journée, le titre est descendu jusqu’à 14,16 EUR. Soit moins que le prix auquel il avait été vendu à l’origine aux petits actionnaires (14,32 EUR) et aux investisseurs institutionnels (14,57 EUR). Il est ensuite remonté sur un mouvement purement technique qui ne remet pas en cause la tendance de fond des derniers mois. En début de soirée, le titre progressait de 4,19 % à 15,65 EUR. «Le danger est réel de voir la culture actionnariale affectée» dans la première économie de la zone euro, reconnaît Theo Kitz, analyste de la banque Merck Finck. Pour l’heure, Deutsche Telekom attend que l’orage passe. «Il y a un monde» entre la valeur réelle de l’entreprise et le cours de son action, se défendait lundi un porte-parole du groupe. Depuis son plus haut atteint le 6 mars 2000, l’«action du peuple», ainsi qu’elle est baptisée en Allemagne, a vu 86 % de sa valeur fondre. Fragilisé, Ron Sommer devrait néanmoins rester aux commandes dans l’immédiat. Faute d’option de remplacement mais aussi parce que Deutsche Telekom subit un coup de tabac généralisé dans le secteur télécom. La semaine dernière, l’action France Télécom est ainsi passée sous son premier cours de cotation de 1997. «Je ne vois pas de danger imminent en ce qui le concerne», estime Theo Kitz. «Sommer serait une victime expiatoire, il n’a fait que mettre en œuvre ce qu’on attendait de lui, à savoir acquérir des sociétés à l’international et des licences de téléphonie UMTS», renchérit Ralph Hallmann, analyste de la Bankgesellschaft Berlin. Le gouvernement allemand, principal actionnaire avec 43 % des parts, a récemment réitéré son soutien à l’homme qui préside aux destinées du groupe depuis 1995. Mais, confronté à l’indignation quasi-quotidienne de la presse face à l’effondrement du titre, il veille au grain.
L’action Deutsche Telekom s’est effondrée hier en cours de journée sous son prix d’émission de 1996, une sanction qui place son patron Ron Sommer en position délicate face à la colère des petits porteurs et porte un coup à la culture actionnariale dans le pays. La cotation de l’ancien monopole, il y a près de cinq ans, a été à l’origine de l’engouement des Allemands pour la Bourse puis de l’essor du nouveau marché de la place francfortoise, devenu le plus grand d’Europe. Aujourd’hui, l’amertume n’en est que plus grande. En milieu de journée, le titre est descendu jusqu’à 14,16 EUR. Soit moins que le prix auquel il avait été vendu à l’origine aux petits actionnaires (14,32 EUR) et aux investisseurs institutionnels (14,57 EUR). Il est ensuite remonté sur un mouvement purement technique qui ne...