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Actualités - Conferences Internationales

« L’intifada diplomatique » subit un échec

Après le départ des États-Unis et d’Israël, la conférence de Durban sur le racisme, marquée par une «intifada diplomatique» des pays arabes et musulmans, a finalement accouché d’un texte faible sur le Moyen-Orient qualifié de «grand succès» par le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres. Les pays arabes et musulmans ainsi que les Palestiniens espéraient obtenir une condamnation claire des violations des droits de l’homme commises contre des Palestiniens en Israël et dans les territoires occupés et souhaitaient voir le sionisme assimilé à une forme de racisme. La question proche-orientale a dominé les débats à Durban du 31 août au 8 septembre, suscitant de vives controverses et le départ le 3 septembre des délégations américaine et israélienne, dénonçant un «langage de haine» employé selon elles dans les projets de résolution envers l’État hébreu. L’Union européenne avait également menacé de quitter la conférence. Malgré leur offensive, qualifiée d’«intifada diplomatique» par un diplomate, les représentants arabes et musulmans n’ont obtenu qu’une déclaration finale très faible samedi au terme de longues heures de tractations. La conférence se contente de se dire «préoccupée par le sort du peuple palestinien vivant sous occupation étrangère». «Elle reconnaît le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les États de la région, y compris Israël, et engage tous les États à soutenir le processus de paix et à le mener à bien rapidement». Le texte, qui n’a aucune valeur contraignante, «engage les États, dans leur lutte contre toutes les formes de racisme, à reconnaître la nécessité de lutter contre l’antisémitisme, le racisme antiarabe et l’islamophobie dans le monde entier», tout en rappelant que «l’Holocauste ne doit jamais être oublié». Face à des pays arabes et musulmans divisés, les négociateurs européens, menés par le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel, ont lié les deux questions brûlantes du Proche-Orient et de l’esclavage sans plier. «C’est un grand succès très important pour notre diplomatie et une défaite cuisante pour la Ligue arabe, dans la mesure où la majorité systématique dont disposait la Ligue dans les forums internationaux s’est effondrée», s’est empressé de déclarer M. Peres depuis l’Italie. De leur côté, les États-Unis se sont déclarés «déçus» par une conférence qu’ils qualifient de «politisée». Ils ont justifié leur retrait en estimant que le résultat était «meilleur bien que toujours imparfait».
Après le départ des États-Unis et d’Israël, la conférence de Durban sur le racisme, marquée par une «intifada diplomatique» des pays arabes et musulmans, a finalement accouché d’un texte faible sur le Moyen-Orient qualifié de «grand succès» par le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres. Les pays arabes et musulmans ainsi que les Palestiniens espéraient obtenir une condamnation claire des violations des droits de l’homme commises contre des Palestiniens en Israël et dans les territoires occupés et souhaitaient voir le sionisme assimilé à une forme de racisme. La question proche-orientale a dominé les débats à Durban du 31 août au 8 septembre, suscitant de vives controverses et le départ le 3 septembre des délégations américaine et israélienne, dénonçant un «langage de haine»...