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Actualités - Chronologies

Les Williams Sisters : reines et étoiles

Serena ou Venus reine de l’US Open : une chose est sûre, «une Williams va gagner», se réjouissait Richard Williams, à la veille de la confrontation entre ses deux filles. «Toute ma vie j’ai attendu ce moment, j’en rêvais», lançait le papa-entraîneur-manager qui quittait pourtant New York pour rejoindre sa résidence de Palm Beach, en Floride, d’où il n’envisageait même pas de suivre sur le petit écran ce moment historique. «Aucune personne sensée ne voudrait voir ses enfants s’entre-déchirer même dans une enceinte sportive», faisait remarquer le père des deux joueuses qui a décidé très tôt d’un avenir glorieux pour ses progénitures, annonçant même quelques années plus tard qu’elles disputeraient la finale de l’US Open. La paire Williams a profité de cette quinzaine new-yorkaise pour alimenter leur compte en banque, déjà très fourni, d’environ 1,25 million de dollars, dont 850 000 à Venus plus le chèque de Serena et celui du double (élimination au troisième tour). Soit à elles deux pas loin d’un dixième de la bourse totale de l’US Open! Qu’il est loin le temps où Venus et Serena frappaient leurs premières balles sur les terrains de Compton (Californie), dans un quartier malfamé, où les coups de feu étaient plus fréquents que les coups de raquettes. Deux mômes sous la houlette d’un père déterminé à fabriquer les étoiles de demain. Controverses Venus, l’aînée de 21 ans, fut la première à défrayer la chronique par ses exploits. En 1997, c’était cette athlète aux jambes sans fin (1,85 m) qui échouait en finale de l’US Open 1997 contre la Suissesse Martina Hingis. Puis ce fut au tour de Serena, cadette d’un an aux épaules de déménageur, de choquer le monde tennistique en 1999. Pour sa deuxième année chez les pros, elle brandissait la Coupe sur le Central de Flushing Meadows, au dépens de... Hingis. Elle vengeait doublement sa sœur qui avait manqué le premier sommet familial sous les coups de raquette de la Suissesse. Mais Venus faisait parler le droit d’aînesse dès la saison suivante : sur le gazon anglais – elle a conservé son titre cette année – puis sur le ciment new-yorkais, ramenant l’or olympique de Sydney, plus celui en double avec sa sœur. Certes, l’Australie et Roland-Garros restent terres de déceptions. Mais l’aînée est venue à New York avec un étonnant palmarès de 40 victoires (5 défaites seulement) et la cadette avec beaucoup d’ambition. L’histoire des Williams est aussi riche de controverses. Le père est accusé d’avoir décidé de la demi-finale de Wimbledon 2000, remportée par Venus sur Serena. Leur engagement envers le tennis fut également mis en cause lorsqu’elles décidèrent de quitter le circuit pour suivre pendant trois mois des cours d’art. Cette saison, Venus fut aussi accusée de feindre une blessure pour renoncer à la demi-finale d’Indian Wells contre sa sœur, cette dernière s’imposant en finale sous les huées. Le père évoquait le racisme, d’autres la jalousie. Pas de quoi pourtant fragiliser un duo très uni, déterminé à avoir le monopole sur l’US Open, voire le tennis mondial féminin.
Serena ou Venus reine de l’US Open : une chose est sûre, «une Williams va gagner», se réjouissait Richard Williams, à la veille de la confrontation entre ses deux filles. «Toute ma vie j’ai attendu ce moment, j’en rêvais», lançait le papa-entraîneur-manager qui quittait pourtant New York pour rejoindre sa résidence de Palm Beach, en Floride, d’où il n’envisageait même pas de suivre sur le petit écran ce moment historique. «Aucune personne sensée ne voudrait voir ses enfants s’entre-déchirer même dans une enceinte sportive», faisait remarquer le père des deux joueuses qui a décidé très tôt d’un avenir glorieux pour ses progénitures, annonçant même quelques années plus tard qu’elles disputeraient la finale de l’US Open. La paire Williams a profité de cette quinzaine new-yorkaise pour alimenter...