L’Afghanistan pourrait interdire son espace aérien au trafic international si l’Onu ne levait pas certaines de ses sanctions à l’encontre du régime de Kaboul, a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères des taliban Wakil Ahmed Mutawakel. Cette interdiction sera totale «à de rares exceptions près», dit le ministre demandant que les Nations unies lèvent notamment le gel des comptes bancaires appartenant à l’aviation civile afghane. L’interdiction pourrait également affecter les vols humanitaires quotidiens des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui sont parmi les seuls avions à se poser actuellement sur le territoire afghan, a ajouté le ministre. Les Nations unies ont déjà interdit les vols vers l’Afghanistan dans le cadre des sanctions imposées pour forcer les taliban à extrader Oussama ben Laden, milliardaire d’origine séoudienne, soupçonné d’être à l’origine d’attentats meurtriers contre les intérêts américains et considéré comme l’ennemi public numéro un des États-Unis. L’Onu autorise uniquement les vols à des fins humanitaires dans ce pays ravagé par la guerre et soumis depuis trois ans à la pire sécheresse de mémoire d’homme. Les revenus générés par les taxes de survol et les taxes aéroportuaires sont versés à des comptes qui ont été gelés du fait des sanctions internationales. «Ce que nous souhaitons, ce n’est pas l’interdiction, mais bien la possibilité d’utiliser les fonds», a encore déclaré le ministre. Le ministre de l’Aviation des taliban, le mollah Akhtar Mohammad, avait indiqué la semaine dernière que faute de cet argent, l’Afghanistan n’était plus en mesure de maintenir ses équipements et d’assurer sa sécurité aérienne. «Pour faire face à nos responsabilités et éviter des accidents aériens, nous devrons déclarer aux compagnies étrangères et aux pays de ne pas utiliser notre espace aérien à moins que les Nations unies ne paient pour la réparation du matériel, avait-il déclaré à Charia Radio. Si le Conseil de sécurité ne répond pas à temps, tous les services de ce ministère devront s’arrêter», avait-il ajouté. Il avait également demandé un accès direct aux revenus de l’aviation qui ont été gelés par les Nations unies. Selon un responsable des Nations unies qui a requis l’anonymat, tout type d’équipement nécessaire au bon fonctionnement de l’aviation civile pourrait être procuré, si «les procédures officielles étaient respectées» par Kaboul.
L’Afghanistan pourrait interdire son espace aérien au trafic international si l’Onu ne levait pas certaines de ses sanctions à l’encontre du régime de Kaboul, a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères des taliban Wakil Ahmed Mutawakel. Cette interdiction sera totale «à de rares exceptions près», dit le ministre demandant que les Nations unies lèvent notamment le gel des comptes bancaires appartenant à l’aviation civile afghane. L’interdiction pourrait également affecter les vols humanitaires quotidiens des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui sont parmi les seuls avions à se poser actuellement sur le territoire afghan, a ajouté le ministre. Les Nations unies ont déjà interdit les vols vers l’Afghanistan dans le cadre des sanctions imposées pour forcer les taliban...
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