Demi-finales dames aujourd’hui - Hingis-Williams : une confrontation de bébés-champions
le 07 septembre 2001 à 00h00
La demi-finale féminine de l’US Open de tennis, aujourd’hui à Flushing Meadows, entre la Suissesse Martina Hingis et l’Américaine Serena Williams, est aussi une confrontation entre deux méthodes familiales de programmation de bébés-champions. Martina comme Serena, ou Venus, l’aînée des sœurs Williams, ont en effet été destinées dès la naissance par leurs parents à devenir des joueuses de tout premier plan, un niveau qu’eux-mêmes étaient frustrés de n’avoir pu atteindre. Leurs yeux à peine ouverts, elles ont contemplé le même et unique objet : une raquette de tennis. Les jouets de leur enfance ont tous eu un rapport avec ce sport. Et, depuis, leurs joies comme leurs peines ont eu pour cadre les courts. Mélanie Molitor, la mère de Martina, enseignait le tennis en ex-Tchécoslovaquie avant de fuir le régime socialiste et de trouver refuge en Suisse. Art Dès que la fillette, née en terre helvétique, a eu 3 ans, Mélanie s’est employée à lui enseigner l’art des courts. Adepte du beau jeu, elle a fait de sa fille une joueuse brillante, créative, précise comme une montre suisse. Avec le succès sportif que l’on connaît. À 21 ans, Martina est aujourd’hui la numéro un mondiale. Richard Williams, le père de Serena et Venus, s’est aussi consacré à l’enseignement du tennis jusqu’à la naissance de ses filles. Pour elles, il a mis au point un programme d’entraînement combinant technique du jeu et développement des qualités physiques. Sous sa direction, les deux sœurs sont devenues les meilleures représentantes d’un tennis tout en puissance mais servi par une technique rigoureuse travaillée à l’aide de l’ordinateur. Pour l’heure, c’est Martina qui mène la danse si on s’en tient aux matches joués entre les deux familles : 6 victoires en 10 rencontres face à Serena, 10 sur 18 face à Venus. Muscles Mais l’écart se réduit de plus en plus, au point que Mélanie a commencé à repenser sa méthode pour permettre à Martina de faire face à la vague montante de joueuses tout en muscles. Ainsi la numéro un mondiale s’est-elle préparée comme jamais pour cet US Open : près de quatre heures par jour d’exercices en salle de musculation. «Je joue mieux, je suis plus confiante mais le tennis évolue rapidement. Il faut travailler de plus en plus dur et avoir un entraînement de plus en plus rigoureux», a expliqué Hingis. Elle tempère quelque peu les jugements portés sur les Williams : «Contrairement à ce que beaucoup pensent, elles ne se contentent pas de frapper comme des mules dans la balle, elles ont également un grand sens tactique». Serena n’en dit pas moins : «Parfois, il faut utiliser la force, parfois il vaut mieux se servir de sa tête. Il faut un peu des deux pour vaincre Martina». Une victoire qui pourrait déboucher sur une finale entre elle-même et sa sœur Venus qui affronte sa compatriote Jennifer Capriati dans l’autre demi-finale. Un vrai triomphe pour papa Richard.
La demi-finale féminine de l’US Open de tennis, aujourd’hui à Flushing Meadows, entre la Suissesse Martina Hingis et l’Américaine Serena Williams, est aussi une confrontation entre deux méthodes familiales de programmation de bébés-champions. Martina comme Serena, ou Venus, l’aînée des sœurs Williams, ont en effet été destinées dès la naissance par leurs parents à devenir des joueuses de tout premier plan, un niveau qu’eux-mêmes étaient frustrés de n’avoir pu atteindre. Leurs yeux à peine ouverts, elles ont contemplé le même et unique objet : une raquette de tennis. Les jouets de leur enfance ont tous eu un rapport avec ce sport. Et, depuis, leurs joies comme leurs peines ont eu pour cadre les courts. Mélanie Molitor, la mère de Martina, enseignait le tennis en ex-Tchécoslovaquie avant de fuir le...
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