ALGÉRIE - Les groupes armés frappent - aux portes d’Alger
le 06 septembre 2001 à 00h00
Les groupes armés islamistes ont frappé mardi un coup spectaculaire à Zeralda, une station balnéaire sous haute protection près d’Alger, où ils ont assassiné sept personnes et blessé onze autres, alors qu’hier ils ont tué un garde communal, tout en blessant un autre, dans une banlieue de la capitale. L’opération de Zeralda, réalisée à l’intérieur d’un des plus grands complexes touristiques d’Alger abritant une partie de la nomenklatura locale, confirme la volonté des groupes armés de revenir dans la capitale, d’où ils ont été chassés il y a près de deux ans. Le mitraillage, hier après-midi, de deux gardes communaux, faisant un mort et un blessé à el-Harrach, dans la banlieue est de la capitale, a fortement accentué cette impression. «Vous vous rendez compte? Ils ont osé s’attaquer à un sanctuaire de la paix», s’est inquiété hier un résident du complexe de Zeralda, quadragénaire en tenue clinquante, adossé négligemment à sa voiture de luxe. Il était près de 22h30 (21h30 GMT) quand les deux agresseurs sont arrivés au Tennis Club, un restaurant de ce complexe où se trouve notamment l’hôtel Mazafran, géré par le groupe koweïtien Safir et ayant abrité en juillet 1999 des délégations venues participer à un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). «Ce sont des jeunes à l’allure ordinaire. Ils étaient venus comme pour prendre un verre», raconte Josette, une Française d’origine algérienne venue de Lyon pour passer ses vacances ici. Le chef de la première région militaire, le général Fodhil Chérif, le ministre du Tourisme Lakhdar Dorbani et le wali (préfet) d’Alger se sont rendus sur les lieux. Cette tuerie survient alors qu’une nouvelle psychose s’est emparée des Algérois depuis huit jours. Une dizaine de bombes ont été désamorcées dans la capitale, où l’explosion d’une autre a fait 34 blessés le 29 août dans la vieille ville, à la Casbah. Depuis trois semaines, les groupes armés ont redoublé de violences en assassinant plus d’une centaine de personnes, selon la presse. «Le pire est à craindre», s’est inquiété mardi le quotidien el-Watan, en indiquant que les groupes «terroristes» se sont reconstitués et ont même recruté des artificiers. Ce «redéploiement», explique le journal, a été rendu possible par le retour des anciens maquisards ayant été amnistiés grâce à la loi sur la concorde civile et par l’arrivée de nouveaux cadres, sans expérience dans la lutte antiterroriste, au sein des services de sécurité. À titre d’illustration, indique le journal, le nouveau responsable du renseignement militaire à Alger a pris en main le service après huit années passées à l’étranger.
Les groupes armés islamistes ont frappé mardi un coup spectaculaire à Zeralda, une station balnéaire sous haute protection près d’Alger, où ils ont assassiné sept personnes et blessé onze autres, alors qu’hier ils ont tué un garde communal, tout en blessant un autre, dans une banlieue de la capitale. L’opération de Zeralda, réalisée à l’intérieur d’un des plus grands complexes touristiques d’Alger abritant une partie de la nomenklatura locale, confirme la volonté des groupes armés de revenir dans la capitale, d’où ils ont été chassés il y a près de deux ans. Le mitraillage, hier après-midi, de deux gardes communaux, faisant un mort et un blessé à el-Harrach, dans la banlieue est de la capitale, a fortement accentué cette impression. «Vous vous rendez compte? Ils ont osé s’attaquer à un...
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