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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché sans relief

Le marché des changes de Beyrouth a continué d’évoluer sous le signe de l’action de la Banque du Liban (BDL), en l’absence d’autres contreparties valables à l’offre du dollar en dehors d’elle pour subvenir aux besoins commerciaux du pays en cette monnaie. Cela étant et après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux ans, tout en se négociant dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Toutefois, le courant acheteur du billet vert n’a pas pu prendre beaucoup d’ampleur en raison du potentiel limité de la demande commerciale de cette monnaie, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges n’aurait pas dépassé hier quelque quinze millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, dans un marché sans relief. Irrégularité du dollar et de l’euro À l’étranger, l’euro est resté bloqué sous le seuil de 0,89 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, en l’absence de nouvelles fraîches, tandis que les investisseurs attendaient d’en savoir un peu plus sur l’évolution de l’économie américaine. La monnaie unique européenne avait fortement faibli la veille face au billet vert après l’annonce d’un indice NAPM (qui mesure l’état du secteur manufacturier aux États-Unis) supérieur aux attentes du marché. L’euro s’était toutefois repris un peu dans la matinée d’hier pour franchir à la hausse le seuil de 0,89 dollar sur l’annonce d’une baisse du nombre des chômeurs en Allemagne le mois dernier par rapport à juillet, pour la première fois depuis le début de l’année. Mais, il ne tardait pas à renouer avec la baisse, pâtissant d’ordres de ventes massifs passés par une grande banque d’investissements américaine agissant pour le compte d’un fonds d’investissements. Selon les cambistes, le marché est désorienté alors que les investisseurs attendent la publication du rapport sur l’emploi aux États-Unis en août, demain, afin d’avoir les idées plus claires sur l’évolution de la situation économique américaine. L’annonce hier de la révision des chiffres de la productivité aux États-Unis au deuxième trimestre, de 2,5 % à 2,1 % (au lieu de 2 % attendu) contre 0,1 % au premier trimestre, n’a pas constitué un événement, et le dollar continuait à évoluer dans des marges étroites dans les deux sens au gré des fluctuations du Dow Jones. Pourtant, l’évolution du dollar a été plus ou moins influencée par l’orientation du yen et du sterling aussi. D’un côté, le billet vert a été soutenu par l’annonce d’un haut responsable du gouvernement japonais que le produit intérieur brut (PIB) nippon aurait reculé de 1,2 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, phénomène qui pourrait mettre à rude épreuve le yen s’il serait confirmé officiellement demain par Tokyo. D’un autre côté, le sterling a exercé quelque pression sur le dollar après la publication de nouvelles économiques positives au Royaume-Uni qui pourraient convaincre la Banque d’Angleterre à repousser une éventuelle baisse de son taux directeur lors de la réunion aujourd’hui de son comité de politique monétaire. Cette perspective a été relancée hier par une enquête trimestrielle publiée par le patronat britannique faisant état d’une hausse des ventes de détail le mois dernier, la plus significative depuis près de cinq ans. Compte tenu de toutes ces considérations et en attendant les chiffres sur l’emploi aux États-Unis en août demain, le dollar s’est négocié à New York hier, sur un ton indécis, comme suit : – 0,8865 pour un euro contre 0,8880, la veille – 1,4580 pour un sterling contre 1,4450 – 2,2060 DM contre 2,2025 – 7,3995 FF contre 7,3870 – 1,7045 FS contre 1,7040 – 2 184,15 lires contre 2 180,50 – 120,70 yens contre 119,25. Bourse de Beyrouth : statu quo prolongé À la Bourse de Beyrouth, et pour la troisième séance consécutive cette semaine, la tendance est restée à la stabilité, les quelques valeurs ayant fait l’objet de transactions ont reproduit leurs derniers de la semaine précédente. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 54,33 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un marché creux avec au total 79 227 actions négociées d’une valeur de 50 923 dollars seulement. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont évolué hier, d’une manière mitigée, les titres des technologies et surtout des télécommunications ayant pesé sur la tendance. Selon les professionnels, les opérateurs boursiers continuaient de consolider leurs positions de la semaine dernière qui ont fait tomber les principaux indices à leurs plus bas niveaux depuis cinq mois. Et d’ajouter que le marché boursier américain reste dans une situation précaire et ses indices pourraient encore baisser à l’automne avant de se ressaisir en fin d’année. Entre-temps, les titres des technologies et en particulier des télécommunications ont plombé la cote hier à la suite d’un abaissement de la note de plusieurs sociétés du secteur par des analystes de la maison de courtage Merrill Lynch. Il s’agit en particulier de l’américain Motorola, du britannique Marconi, du suédois Ericsson et du français Alcatel. Ces abaissements de note faisaient suite aux annonces faites la veille par Marconi et Ericsson. Marconi a confirmé la démission de ses deux principaux dirigeants, des pertes d’exploitation au premier semestre et 2 000 suppressions d’emplois supplémentaires. Pour sa part, Ericsson a prévenu que ses activités dans la téléphonie mobile allaient avoir des difficultés à se reprendre l’an prochain. Pourtant, la progression des titres des maisons de courtage, dont la note a été relevée par la firme UBS Warburg, qui prévoit un redressement des bénéfices de ce secteur, a permis de contenir le recul des autres secteurs de la cote. C’est ainsi que l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq reculait au-dessous des 1 755 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 066,69 points et un plus bas à 9 885,88 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 991,99 points, en baisse de 5,50 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse avec Alcatel et Marconi Les marchés européens étaient en baisse mercredi en fin d’après-midi, entraînés notamment par Alcatel et les autres principaux équipementiers des télécoms. À la clôture des Bourses européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 et celui des valeurs de la zone DJ Euro Stoxx 50 ont perdu respectivement 1,43 % et 2,53 %. Les valeurs technologiques étaient les plus touchées, l’indice DJ Stoxx du secteur chutant de 6,37 %. L’équipementier des télécoms Marconi était en chute libre de 36,42 %, suivi de ses concurrents Alcatel, qui a dégringolé de 11,50 %, Ericsson qui a perdu 8,45 %, Nokia qui a reculé de 7,82 % et Siemens qui a cédé 5,43 %. Les investisseurs sont de nouveau très nerveux sur les perspectives d’une reprise éventuelle dans le secteur technologique. Si le patron d’Alcatel, Serge Tchuruk, a maintenu son objectif pour l’ensemble de l’exercice, soit un résultat d’exploitation bénéficiaire, il a précisé que cet objectif serait difficile à atteindre dans les conditions actuelles du marché. Ericsson a, de son côté, déclaré qu’il ne voyait pas de signe clair de reprise du marché pour l’an prochain. Tokyo : en baisse dans le sillage du Nasdaq Les valeurs japonaises ont terminé en baisse mercredi, dans le sillage du repli du Nasdaq américain la veille. L’indice Nikkei a terminé en recul de 1,6 % ou 173,80 points, à 10 598,79 points, tandis que le Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, cédait 1,13 % ou 12,41 points, à 1 087,72 points. Le Nikkei 225 avait rebondi de 3,49 % mardi après l’annonce surprise de la fusion entre Hewlett-Packard et Compaq Computer qui avait déclenché l’achat de valeurs technologiques. Mais la baisse de 1,92 % du Nasdaq en clôture mardi soir a fait redescendre les investisseurs sur terre. «Les investisseurs ont à l’évidence très peu confiance en une reprise de l’économie américaine ou japonaise», a ajouté Yoshihisa Okamoto, de chez Fugi Investment Management. «Le marché était à côté de ses pompes hier et la reprise s’est révélée fugace», a commenté Masatoshi Sato, directeur de la branche actions chez Mizuho Investors Securities. «La tendance baissière reste intacte, mais les investisseurs espèrent toujours des décisions politiques, notamment quelque chose à propos de la question des créances douteuses, ce qui devrait empêcher le marché de ne pas trop baisser sous les 10 500».
Le marché des changes de Beyrouth a continué d’évoluer sous le signe de l’action de la Banque du Liban (BDL), en l’absence d’autres contreparties valables à l’offre du dollar en dehors d’elle pour subvenir aux besoins commerciaux du pays en cette monnaie. Cela étant et après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux ans, tout en se négociant dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Toutefois, le courant acheteur du billet vert n’a pas pu prendre beaucoup d’ampleur en raison du potentiel limité de la demande commerciale de cette monnaie, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des...