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Actualités - Chronologies

Oui conditionnel de l’ELN à une reprise du dialogue de paix

L’ELN a répondu favorablement lundi à la proposition du pouvoir de reprendre leur dialogue, rompu depuis un mois, avec la levée des mandats d’arrêt contre les chefs de cette guérilla pour principale condition, selon les déclarations à la presse de son leader, Nicolas Rodriguez «Gabino». Le président colombien Andrés Pastrana avait mis fin aux pourparlers le 6 août dernier avec l’Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche), seconde force rebelle avec 4 500 hommes, en raison de son «absence de volonté de paix». Depuis cette rupture, l’ELN a multiplié ses attaques contre des villages ainsi que les actes de sabotage contre l’infrastructure routière et pétrolière du pays andin, alors que le pouvoir relançait les mandats d’arrêt jusqu’ici suspendus contre les chefs rebelles. Face à l’invitation à «faire une proposition publique et ouverte de ses conditions pour une reprise du dialogue», lancée jeudi par le chef de l’État, Nicolas Rodriguez «Gabino» a posé ses conditions dans un entretien avec les radios locales. «Pour trouver une issue négociée au conflit, une suspension des mandats d’arrêt (contre les leaders de l’ELN)» serait «un bon signal d’un désir de rapprochement de la part des autorités», a-t-il déclaré. Le chef de l’ELN a également annoncé l’intention des rebelles de bloquer l’autoroute Bogota-Medellin, l’un des principaux axes du pays, en réponse à une opération militaire menée par l’armée dans la région de Medellin (nord-ouest). L’enjeu des négociations entre l’ELN et le gouvernement porte sur la démilitarisation d’une région de 4 000 km2 à 800 km au nord de Bogota, dans le sud du département de Bolivar, réclamée par la guérilla pour servir de cadre au dialogue de paix. Samedi dernier, Libardo Rodriguez Bautista, frère du chef de l’ELN, a été tué par balle. Il s’agit du quatrième des frères et sœurs de «Gabino» à disparaître tragiquement, par assassinat ou enlèvement. La guerre civile en Colombie a fait 200 000 morts depuis 1964, avec une moyenne de 3 000 enlèvements par an.
L’ELN a répondu favorablement lundi à la proposition du pouvoir de reprendre leur dialogue, rompu depuis un mois, avec la levée des mandats d’arrêt contre les chefs de cette guérilla pour principale condition, selon les déclarations à la presse de son leader, Nicolas Rodriguez «Gabino». Le président colombien Andrés Pastrana avait mis fin aux pourparlers le 6 août dernier avec l’Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche), seconde force rebelle avec 4 500 hommes, en raison de son «absence de volonté de paix». Depuis cette rupture, l’ELN a multiplié ses attaques contre des villages ainsi que les actes de sabotage contre l’infrastructure routière et pétrolière du pays andin, alors que le pouvoir relançait les mandats d’arrêt jusqu’ici suspendus contre les chefs rebelles. Face à l’invitation...