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Actualités - Chronologies

L’immigration au centre - d’une rencontre entre Bush et Fox

Les présidents américain George W. Bush et mexicain Vicente Fox se rencontrent cette semaine à Washington pour tenter de mettre sur pied un «cadre» permettant de régler les problèmes d’immigration entre les deux pays. M. Fox, qui arrivera dans la capitale fédérale aujourd’hui pour une visite d’État qui se prolongera jusqu’au 7 septembre, effectuera avec son homologue un voyage dans le nord des États-Unis, à Toledo (Ohio), où se trouve une communauté très forte d’immigrants d’origine mexicaine. La visite du chef de l’État mexicain sera pour les deux pays une occasion de réaffirmer les liens très forts qui les unissent, et qui ont atteint de nouveaux sommets avec la sympathie partagée par les deux présidents, anciens gouverneurs d’États frontaliers. «Pour le président Bush, les relations entre les États-Unis et le Mexique n’ont jamais été meilleures et il recevra le président Fox dans cet esprit», a déclaré vendredi le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer. Outre l’immigration, a noté M. Fleischer, les deux hommes discuteront de la coopération en matière policière, judiciaire et de lutte contre les trafiquants de drogue, des bassins hydrographiques, d’une controverse sur l’accès aux États-Unis des camions mexicains et du fonctionnement de la Banque de développement de l’Amérique du Nord, mise en place entre Mexico, Washington et Ottawa. Ces thèmes seront en fait examinés dès mardi, avant l’arrivée de M. Fox, dans le cadre de la commission bilatérale coprésidée par le secrétaire d’État américain Colin Powell et son homologue mexicain Jorge Castaneda. Le porte-parole de la Maison-Blanche a reconnu que les deux présidents ne pourraient pas signer d’accord sur l’immigration, comme ils l’espéraient, en raison de la complexité de l’affaire dans laquelle le Congrès américain aura le dernier mot. «Le thème de l’immigration est très important pour le président George Bush, mais il est aussi très compliqué», a indiqué Ari Fleischer. Les deux capitales continueront à en discuter à un haut niveau «après la visite» du chef de l’État mexicain, a-t-il ajouté. En février, M. Bush avait rendu visite à Vicente Fox dans son ranch de San Cristobal, dans l’État de Guanajuato. Ils avaient alors annoncé leur décision de commencer «des négociations formelles de haut niveau pour arriver à un accord (...) qui permette de traiter de manière plus constructive» le problème de l’immigration. Mais après six mois et de multiples réunions, M. Fleischer a reconnu qu’il faudrait du temps pour trouver une solution. Il a mentionné comme exemple le fait que M. Bush s’oppose à une amnistie générale des sans-papiers, proposée par les démocrates. MM. Fox et Bush tentent de mettre en œuvre un programme portant sur la légalisation des quelque trois millions de sans-papiers mexicains qui vivent depuis un certain temps aux États-Unis, ainsi que sur l’amélioration des conditions de détention et de renvoi dans leur pays des immigrés illégaux. Mais le Parti démocrate américain, qui détient la majorité au Sénat, a fait savoir qu’il serait opposé à tout projet qui pourrait être considéré comme discriminatoire pour les immigrants d’autres nationalités. La visite de M. Fox, en tout état de cause, servira à «mettre en exergue le rôle important que les Mexicains, et les Hispaniques en général, ont joué dans notre culture», a souligné Ari Fleischer.
Les présidents américain George W. Bush et mexicain Vicente Fox se rencontrent cette semaine à Washington pour tenter de mettre sur pied un «cadre» permettant de régler les problèmes d’immigration entre les deux pays. M. Fox, qui arrivera dans la capitale fédérale aujourd’hui pour une visite d’État qui se prolongera jusqu’au 7 septembre, effectuera avec son homologue un voyage dans le nord des États-Unis, à Toledo (Ohio), où se trouve une communauté très forte d’immigrants d’origine mexicaine. La visite du chef de l’État mexicain sera pour les deux pays une occasion de réaffirmer les liens très forts qui les unissent, et qui ont atteint de nouveaux sommets avec la sympathie partagée par les deux présidents, anciens gouverneurs d’États frontaliers. «Pour le président Bush, les relations entre les...