Les parlementaires noirs américains - dénoncent l’Administration Bush
le 03 septembre 2001 à 00h00
Les membres du Congressional Black Caucus américain (membres noirs du Congrès) ont violemment dénoncé dimanche à Durban l’attitude des États-Unis et se sont prononcés en faveur de réparations pour l’esclavage. En raison d’une polémique sur une éventuelle condamnation de la politique israélienne, voulue par les Palestiniens et leurs alliés, Washington n’a envoyé qu’une délégation subalterne à la conférence de Durban, qui ne participe pas aux travaux et pourrait se retirer complètement. «L’Administration a fait tout ce qu’elle pouvait pour montrer de quelle façon cavalière elle traite cette question» du racisme, a estimé Eddie Bernice Johnson, la présidente (démocrate) du Caucus, lors d’une conférence de presse en marge de la conférence de Durban (sud-est). «Il n’y avait pas d’endroit plus approprié où se trouver pour les États-Unis que cette conférence, dans ce pays, sur ce continent, à ce moment», a-t-elle ajouté. «L’esclavage était une réalité. La discrimination est une réalité. Le racisme est une réalité (...). Les États-Unis ont une occasion unique de se purifier» avec la conférence de Durban, a-t-elle estimé. «Une fois de plus, notre gouvernement s’est fourvoyé et a fait un bras d’honneur à la communauté africaine-américaine, cette fois devant le monde entier», a-t-elle ajouté. La représentante démocrate Sheila Jackson-Lee s’est de son côté prononcée en faveur de réparations pour l’esclavage, estimant que «le Congrès devrait adopter une loi en ce sens». Elle a estimé que les trois priorités de la conférence en la matière devaient être «la reconnaissance de la traite, de l’esclavage et du colonialisme comme crimes contre l’humanité, les réparations et la reconnaissance des bases économiques du racisme». «Il est temps pour les États-Unis de reconnaître que ces problèmes (de racisme) ont leurs racines dans la traite tr
Les membres du Congressional Black Caucus américain (membres noirs du Congrès) ont violemment dénoncé dimanche à Durban l’attitude des États-Unis et se sont prononcés en faveur de réparations pour l’esclavage. En raison d’une polémique sur une éventuelle condamnation de la politique israélienne, voulue par les Palestiniens et leurs alliés, Washington n’a envoyé qu’une délégation subalterne à la conférence de Durban, qui ne participe pas aux travaux et pourrait se retirer complètement. «L’Administration a fait tout ce qu’elle pouvait pour montrer de quelle façon cavalière elle traite cette question» du racisme, a estimé Eddie Bernice Johnson, la présidente (démocrate) du Caucus, lors d’une conférence de presse en marge de la conférence de Durban (sud-est). «Il n’y avait pas d’endroit plus...
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