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Actualités - Chronologies

L’Angleterre sur la voie royale

L’Angleterre est sur la voie royale qui mène au Mondial 2002 de football, grâce à une victoire extravagante sur l’Allemagne (5-1), samedi soir à Munich, qui a installé l’équipe dirigée par le Suédois Sven-Goran Eriksson dans le peloton des prétendants au titre mondial. Mais Eriksson a tempéré les ardeurs britanniques dès la fin de ce match hors normes, terminé au ralenti par des Anglais jouant à la passe à dix face à des Allemands hébétés, alors que les quelque 10 000 sujets de sa très gracieuse Majesté, croyant être victimes d’une mauvaise farce de plus, chantaient aux hommes de Rudi Voeller : «Êtes-vous des Écossais déguisés ?» Sacré Eriksson ! «5-1, c’est un peu trop. Le score ne reflète pas la physionomie du match», a souri le Suédois, plus pince-sans-rire que jamais. Il était soucieux de ne pas basculer dans une dangereuse euphorie à trois jours d’un match-piège contre l’Albanie, mercredi soir à Newcastle, mais il savait très bien que ce résultat était mérité. Six victoires en sept matches depuis l’arrivée d’Eriksson aux commandes, c’est tout sauf de la chance ou un concours de circonstances. Depuis le début de l’année, les Anglais travaillent comme des fous, mais dans la sérénité. Ils ont repris confiance dans leurs moyens et, samedi soir, pour leur match le plus important, toutes les pièces du puzzle étaient en place. La presse anglaise a parlé de «rêve», mais tout ce qui s’est passé à Munich était prévisible : Michael Owen a fait le coup du chapeau, mais c’est l’un des meilleurs attaquants du monde. Steven Gerrard a marqué son premier but international, mais cela devait arriver un jour ou l’autre. Becks centre du gauche Gerrard est plus que jamais la révélation de l’année... et le porte-bonheur d’Eriksson, puisqu’il n’a pas participé à la défaite du 15 août contre les Pays-Bas (0-2), seule petite tache au palmarès anglais du Suédois. Mais Owen et Gerrard, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Parmi les détails qui comptent, David Beckham, déjà transfiguré depuis quelques mois par son brassard de capitaine, a ajouté une nouvelle couleur à sa palette : il a amené les deuxième et troisième buts, cruciaux, en centrant du pied gauche, à la surprise générale de tous ces experts pour lesquels «Becks» n’a qu’un seul pied, le droit. Comme en plus David Seaman, pour remercier le seul entraîneur à lui faire encore vraiment confiance dans tout le Royaume-Uni, a sorti une manchette déterminante en fin de première période, et comme Gary Neville, dans l’euphorie générale, a fait l’un de ses meilleurs matches en sélection, cela commençait à faire beaucoup pour des Allemands trop prévisibles et pas assez vifs. L’Angleterre est sur la voie royale, mais elle a encore deux embuscades à éviter, contre les Albanais mercredi, puis contre les Grecs début octobre. Les «Becks Boys» sont bien lancés, mais ils ne doivent pas s’endormir sur les lauriers coupés samedi à Munich. Ils risqueraient de se réveiller en plein cauchemar.
L’Angleterre est sur la voie royale qui mène au Mondial 2002 de football, grâce à une victoire extravagante sur l’Allemagne (5-1), samedi soir à Munich, qui a installé l’équipe dirigée par le Suédois Sven-Goran Eriksson dans le peloton des prétendants au titre mondial. Mais Eriksson a tempéré les ardeurs britanniques dès la fin de ce match hors normes, terminé au ralenti par des Anglais jouant à la passe à dix face à des Allemands hébétés, alors que les quelque 10 000 sujets de sa très gracieuse Majesté, croyant être victimes d’une mauvaise farce de plus, chantaient aux hommes de Rudi Voeller : «Êtes-vous des Écossais déguisés ?» Sacré Eriksson ! «5-1, c’est un peu trop. Le score ne reflète pas la physionomie du match», a souri le Suédois, plus pince-sans-rire que jamais. Il était soucieux de...