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Actualités - Chronologies

Djindjic veut aller de l’avant dans la coopération avec le TPI

Le Premier ministre serbe, Zoran Djindjic, s’est déclaré disposé à aller de l’avant dans la coopération avec le procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, la magistrate suisse Carla Del Ponte, qu’il rencontrera lundi à Belgrade. Dans une interview publiée hier par le quotidien suisse Neue Zuercher Zeitung, M. Djindjic s’attend à ce que Mme Del Ponte «réclame une coopération concrète. Nous devrons livrer quelques-uns des quinze inculpés qui nous sont connus, hormis ceux, bien sûr, qui peuvent se prévaloir d’une immunité», affirme-t-il. Cette immunité bénéficie en particulier, rappelle-t-il, au président serbe Milan Milutinovic. M. Djindjic ajoute : «Je crois que Mme Del Ponte comprend cela. Une attitude différente serait très curieuse et politiquement inacceptable». M. Milutinovic, inculpé par le TPI de crimes de guerre au Kosovo en 1999, est le seul proche collaborateur de l’ex-président yougoslave Slobodan Milosevic à avoir conservé son poste après la chute de ce dernier en octobre. M. Djindjic, interrogé sur l’attitude à tenir à l’égard de trois officiers accusés de crimes de guerre à Vukovar en Croatie, affirme que «l’un n’est plus dans l’armée, et là, nous devrions faire quelque chose». Quant aux deux autres qui sont encore en service, le Premier ministre serbe conseille au président Vojislav Kostunica «d’intervenir et de discuter de la question avec l’armée. Mais c’est clair, nous devons agir et nous ne devrions pas nous contenter de parler», avertit-il. M. Djindjic s’étonne qu’on n’entende plus parler d’une «commission vérité» destiné à faire la lumière sur le passé en Serbie. «Cela devait être un complément au tribunal de La Haye. Kostunica (...) a fait espérer une loi, mais jusqu’ici rien ne s’est passé. Il a dit que, comme (le président sud-africain Nelson) Mandela, il s’occuperait de ces questions qui incluent la maîtrise émotionnelle du passé. Mais l’énergie manque apparemment aux autorités fédérales yougoslaves». Revenant sur la décision de livrer Slobodan Milosevic au TPI, le Premier ministre serbe affirme que «ce n’était pas sa décision personnelle (...) C’était une nécessité politique, pour assurer la crédibilité de ce pays».
Le Premier ministre serbe, Zoran Djindjic, s’est déclaré disposé à aller de l’avant dans la coopération avec le procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, la magistrate suisse Carla Del Ponte, qu’il rencontrera lundi à Belgrade. Dans une interview publiée hier par le quotidien suisse Neue Zuercher Zeitung, M. Djindjic s’attend à ce que Mme Del Ponte «réclame une coopération concrète. Nous devrons livrer quelques-uns des quinze inculpés qui nous sont connus, hormis ceux, bien sûr, qui peuvent se prévaloir d’une immunité», affirme-t-il. Cette immunité bénéficie en particulier, rappelle-t-il, au président serbe Milan Milutinovic. M. Djindjic ajoute : «Je crois que Mme Del Ponte comprend cela. Une attitude différente serait très curieuse et politiquement inacceptable». M....