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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : c’est le calme plat

C’était le calme plat hier sur le marché des changes de Beyrouth où l’activité s’est nettement ralentie consécutivement à la contraction de la demande du dollar dont l’offre continuait à se faire rare en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que cette dernière eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit, confrontés toujours à la réticence de l’offre en cette monnaie sur le marché interbancaire, ont été amenés à l’acheter auprès de la BDL au haut de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Et d’ajouter que le volume des échanges est resté très maigre, en raison du potentiel très faible de la demande, pour ne pas dépasser quelque six millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. Hésitation du dollar après le PIB américain À l’étranger, l’euro a perdu un peu du terrain face au billet vert sur les marchés des changes internationaux hier, oscillant autour du seuil de 0,91 dollar après l’annonce d’une légère hausse de la croissance américaine au deuxième trimestre alors que le marché tablait sur une stagnation. Selon les cambistes, les chiffres américains n’ont pas été aussi mauvais que ne le craignait le marché, surtout ils ne sont pas tombés en territoire négatif, ce qui a été qualifié comme un développement important par ces mêmes milieux. Le produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 0,2 % en rythme annuel au deuxième trimestre 2001, selon une deuxième estimation publiée par le département du Commerce. Les analystes tablaient généralement sur une croissance nulle sur cette période. La première estimation, publiée fin juillet, faisait état d’une croissance de 0,7 % sur la période considérée. Une fois connue cette deuxième estimation du PIB américain, l’attention des cambistes s’est portée sur la réunion que doit tenir aujourd’hui le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) sur les taux d’intérêt dans la zone euro dont l’issue divise toujours les cambistes. Abstraction faite de l’insistance des exportateurs européens pour un assouplissement du crédit pour soutenir la croissance, l’annonce la veille d’une hausse inattendue de la masse monétaire européenne (M3) de 6,4 % le mois dernier contre 6,1 % en juin, indicateur clé de la politique du crédit de la BCE, continue de plonger le marché dans le doute et peser sur l’euro. De plus, les commentaires du président de la Bundesbank, Ernst Welteke, n’ont pas arrangé les choses, laissant penser que la BCE pourrait opter une nouvelle fois pour un statu quo monétaire. «Le conseil des gouverneurs de la BCE n’a pas pour mandat de guider la conjoncture, mais de stabiliser la valeur de la monnaie», a dit M. Welteke. Compte tenu de toutes ces considérations et dans l’attente des résultats de la réunion de la BCE sur les taux, le dollar s’est négocié à New York, hier, sur un ton toujours indécis comme suit : – 0,9102 pour un euro contre 0,9125, la veille – 1,4522 pour un sterling contre 1,4535 – 2,1490 DM contre 2,1435 – 7,2065 FF contre 7,1885 – 1,6681 FS contre 1,6630 – 2 127,30 lires contre 2 121,95 – 120,16 yens contre 120,05. Bourse de Beyrouth : marché creux À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la hausse des actions B de Solidere de 5,00 à 5 1/8 dollars et la baisse des actions C de la Byblos Bank de 1 13/32 à 1 12/32 dollars, dans un marché délaissé sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaise cotées a augmenté de 0,15 % à 54,77 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires abandonnait 0,08 % à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché creux avec seulement 2 080 actions négociées d’une valeur totale de 9 348 dollars. Les marchés boursiers américains toujours dans la déprime Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières sont restés déprimés hier par les inquiétudes sur la santé de l’économie des États-Unis. C’est ainsi que le marché a démarré la journée en hausse, en réaction à la publication d’une hausse de 0,2 % du PIB américain au deuxième trimestre 2001 alors que les analystes s’attendaient généralement à une croissance nulle. Mais cette maigre progression de 0,2 % du PIB américain, la plus faible depuis le premier trimestre 1993, n’a pas détourné les investisseurs du fait que l’économie touche à la récession. En outre, les marchés boursiers ont continué à souffrir des difficultés que traversent les entreprises américaines. Dernier en date, le fabricant d’ordinateurs Gateway a annoncé qu’il allait supprimer environ 25 % de ses effectifs dans le monde entier, soit environ 6 400 personnes, qu’il arrêtait ses opérations dans plusieurs pays asiatiques et en Océanie et envisageait de se retirer du marché européen. De leur côté, les titres des chaînes de magasins ont souffert également des inquiétudes sur un éventuel ralentissement des dépenses de consommation, alimentées par l’annonce la veille d’un recul de la confiance des consommateurs américains dans les conditions présentes et à venir de l’économie. Il en est de même du secteur bancaire et financier qui est resté déprimé avec la baisse de Citigroup, JP Morgan, Bank of America et Merrill Lynch. Cela étant, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq est retombé au-dessous des 1 840 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 267,39 points et un plus bas à 10 075,15 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 087,89 points, en baisse de 134,14 points sur la veille. Hésitation des Bourses européennes Les Bourses européennes ont fini sur une note hésitante mercredi, après l’inversion de tendance à Wall Street où, après avoir d’abord bien réagi à la statistique du PIB américain du 2e trimestre, les indicateurs sont passés à la baisse en matinée. L’indice Eurotop 300 a affiché un repli de 0,26 % à 1 283,45 tandis que l’indice Euro Stoxx 50 a gagné 0,24 % à 3 832,60. Londres a fini en baisse de 0,31 % à 5 417,6 et Francfort de 0,07 % à 5 305 tandis que Paris a monté de 0,4 % à 4 834,89. Dans un premier temps, marchés européens et américains avaient salué par une hausse générale la révision du PIB américain qui a affiché désormais une hausse de 0,2 %, alors que les économistes attendaient seulement une croissance zéro. En première estimation, le PIB avait d’abord été annoncé en hausse de 0,7 %. «Les chevaux se ruent hors des écuries parce que le chiffre a été meilleur que prévu (...) mais je ne pense pas cela dure, l’économie semble toujours en piteux état», a déclaré un courtier. Malgré un bref répit à l’annonce de la statistique américaine, les valeurs technologiques ont été les grandes perdantes de la séance, l’indice DJ Stoxx du secteur affichant en fin d’après-midi une perte de 2,04 %. Les fabricants allemands de composants électroniques Epcos et Infineon ont perdu respectivement 1,10 % et 0,31 %. Mais la SSII britannique CMG a réalisé une envolée de 22,72 % après l’annonce de résultats meilleurs que prévu. Les valeurs financières restent fragiles mais ont repris des couleurs avec Zurich Financial qui a limité ses pertes à 2,17 % après avoir chuté en séance de plus de 4 % en raison de la nervosité des investisseurs à l’approche de ses résultats la semaine prochaine. Crédit Suisse Group a progressé de 0,20 %, après avoir évolué dans le rouge en séance en réaction à une chute de 23 % de son bénéfice net au deuxième trimestre, moins lourde toutefois que les analystes avaient pu le craindre. Tokyo : au plus bas de 17 ans L’indice Nikkei 225 a inscrit un nouveau plus bas de 17 ans en clôture mercredi, les banques en particulier ayant été vivement attaquées à la suite des déclarations d’un responsable ministériel sur l’encours des créances douteuses ou irrecouvrables du secteur. Les high techs n’ont pas été épargnées, réagissant au glissement de Wall Street la veille, alors même que les investisseurs ne trouvent guère à se réjouir dans un environnement économique morose où les bénéfices des entreprises tendent à fondre. L’indice Nikkei 225 a perdu 209,64 points (1,87 %) à 10 979,76, se retrouvant en deçà de la barre des 11 000 points pour la première fois depuis octobre 1984. «Nous sommes sans doute confrontés à l’une des périodes les plus noires que nous ayons connues, avec de nouveaux “profit warnings” prévisibles et des banques et des entreprises qui accélèrent le dénouement de leurs participations croisées», a commenté Yoshihisa Okamoto (Fuji Investment Management). «Sans action énergique de la part du gouvernement, les 11 000 points ne seront bientôt plus qu’un souvenir». Les dénouements de participations croisées entre les secteurs financier et industriel sont susceptibles de s’accélérer dans les semaines qui viennent, en prévision de la clôture des comptes semestriels fin septembre et de l’introduction à la même époque d’une nouvelle méthode comptable.
C’était le calme plat hier sur le marché des changes de Beyrouth où l’activité s’est nettement ralentie consécutivement à la contraction de la demande du dollar dont l’offre continuait à se faire rare en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que cette dernière eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit, confrontés toujours à la réticence de l’offre en cette monnaie sur le marché interbancaire, ont été amenés à l’acheter auprès de la BDL au haut de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Et d’ajouter que le volume des échanges est...