Pour la deuxième journée consécutive, le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt a critiqué la logique sécuritaire prévalant dans le pays, en soulignant que ce n’est pas avec une telle logique que des solutions seront trouvées à la crise économique. M. Joumblatt s’exprimait à l’issue d’un entretien avec le président de la Chambre Nabih Berry. Cherchant toujours à calmer le débat, il a indiqué que «le climat tend de plus en plus à une prise en charge de la sécurité et de l’économie par les institutions». Cela ne l’a toutefois pas empêché d’insister, une nouvelle fois, sur la nécessité de subordonner les considérations sécuritaires à la «décision politique». «On nous a parlé d’un complot déterminé. Même s’il y a eu auparavant une décision du Conseil des ministres chargeant l’armée d’assurer la sécurité, il faut toujours, lorsqu’il s’agit d’affaires importantes, revenir au Conseil des ministres». Niant mener une quelconque médiation, il a indiqué qu’en tant que député, il a effectué une tournée auprès des trois présidences «et non pas auprès d’individus». «Je suis membre d’un Parlement qui a besoin de redorer son blason après le désastre du code de procédure pénale, et je crois que M. Berry est encore plus soucieux de cela que moi», a-t-il dit. Interrogé sur les raisons qui poussent aujourd’hui la classe politique à calmer le jeu, il a répondu : «C’est le grand cri poussé par les organismes économiques». «Pour nous, ce sont les institutions qui protègent l’économie. C’est pourquoi nous disons à certains responsables sécuritaires que l’économie fait partie intégrante de la stabilité institutionnelle. Ce n’est pas la sécurité qui nous donnera des solutions économiques», a-t-il ajouté. Enfin, M. Joumblatt a précisé que ses récents entretiens avec les responsables syriens ont porté sur ses efforts pour amener les druzes d’Israël à refuser la conscription. «Nous n’avons pas beaucoup parlé de la question intérieure», a-t-il dit.
Pour la deuxième journée consécutive, le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt a critiqué la logique sécuritaire prévalant dans le pays, en soulignant que ce n’est pas avec une telle logique que des solutions seront trouvées à la crise économique. M. Joumblatt s’exprimait à l’issue d’un entretien avec le président de la Chambre Nabih Berry. Cherchant toujours à calmer le débat, il a indiqué que «le climat tend de plus en plus à une prise en charge de la sécurité et de l’économie par les institutions». Cela ne l’a toutefois pas empêché d’insister, une nouvelle fois, sur la nécessité de subordonner les considérations sécuritaires à la «décision politique». «On nous a parlé d’un complot déterminé. Même s’il y a eu auparavant une décision du Conseil des ministres chargeant...
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