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Actualités - Chronologies

BASKET-BALL - Euro 2001 - La France, un statut à défendre

La France, vice-championne olympique, aborde aujourd’hui le championnat d’Europe des nations de basket-ball à Ankara avec le souci de défendre son statut et démontrer qu’elle n’a pas seulement bénéficié d’un concours de circonstances favorables à Sydney. Les statistiques sont têtues. Les Bleus ont peut-être flambé aux Jeux mais ils n’ont battu aucune formation européenne. Leur dernier succès en compétition officielle contre une équipe du Vieux Continent remonte à l’Euro 1999 à Paris en quarts de finale devant les Turcs (66-63). Depuis, plus rien. À Sydney, les Français ont été dominés par l’Italie (67-57) et surclassés par la Lituanie (81-63). C’est seulement après ces deux revers qu’ils se sont réveillés et ont terminé en trombe, ayant de surcroît la chance de voir le Canada éliminer la Yougoslavie. Cette nouvelle épreuve, la plus relevée de l’histoire, propose donc aux Bleus de s’affirmer sur le plan européen. D’ailleurs, qui pourrait comprendre que la France ne réussisse pas dans son entreprise après son succès olympique ? «On sait que si l’Euro se passe mal, la lumière des Jeux risque de s’éteindre», prévient le meneur Laurent Sciarra. Déterminante Les prétendants sont nombreux. Hormis la France, au moins neuf équipes rêvent d’un podium. En tête la Yougoslavie. Puis, pêle-mêle, la Russie, l’Italie, l’Espagne, la Croatie, la Lituanie, l’Allemagne, la Grèce et la Turquie. Le sélectionneur national Alain Weisz se veut donc prudent. Dans son discours, il ne prononce pas le mot titre. Il murmure à peine le mot podium et se contente de fixer un objectif raisonnable : l’une des cinq premières places, qualificatives pour les Mondiaux 2002 à Indianapolis. «Comme toutes les autres équipes, et personne n’a osé dire mieux, nous voulons la qualification pour les Mondiaux 2002. Il faut donc finir au moins à la cinquième place. Après, on peut faire mieux. Il y en a qui feront mieux. Peut-être serons-nous parmi ceux-là ?», estime Alain Weisz. La première phase (groupe A), avec dans l’ordre Israël, l’Ukraine et la Lituanie, apparaît déterminante pour atteindre l’objectif. Il faudra tout gagner. Trois équipes avec trois jeux différents. Le premier est constitué de vitesse, le deuxième de taille et le troisième de puissance physique. «L’enjeu de terminer premier de cette poule est énorme», analyse Weisz. «Si nous ne finissons pas à cette place, nous serons condamnés à l’exploit. Nous croiserons à un moment donné la Yougoslavie, favorite de cet Euro. Or, c’est la formation la moins jouable», ajoute le sélectionneur. Ambitions Les joueurs, eux, se veulent beaucoup plus ambitieux. Bien sûr, ils visent la cinquième place. Mais ils voient plus loin. La majorité a connu le bonheur des Jeux et veut absolument goûter à nouveau le plaisir d’un beau podium. «Si nous ne sommes pas dans les trois premiers, nous serons forcément déçus», affirme le pivot Cyril Julian. «La déception, c’est l’absence de podium, la grande déception c’est au-delà de la cinquième place», renchérit l’ailier fort Crawford Palmer. Même les nouveaux ne cachent pas leurs ambitions. «Les Jeux font partie de l’acquis, maintenant il reste à prouver à chaque échéance qu’on peut poursuivre sur le même chemin, voire faire mieux», affirme Alain Digbeu, absent des JO et revanchard après un Euro 99 manqué. Pendant la préparation, les Bleus ont fait souvent bonne impression, notamment sur la fin. Ils ont ainsi battu à deux reprises la Russie (90-86, 92-70), un autre prétendant au titre. «Mais attention, prévient Julian, nous ne voulons pas être les champions d’Europe des matches amicaux».
La France, vice-championne olympique, aborde aujourd’hui le championnat d’Europe des nations de basket-ball à Ankara avec le souci de défendre son statut et démontrer qu’elle n’a pas seulement bénéficié d’un concours de circonstances favorables à Sydney. Les statistiques sont têtues. Les Bleus ont peut-être flambé aux Jeux mais ils n’ont battu aucune formation européenne. Leur dernier succès en compétition officielle contre une équipe du Vieux Continent remonte à l’Euro 1999 à Paris en quarts de finale devant les Turcs (66-63). Depuis, plus rien. À Sydney, les Français ont été dominés par l’Italie (67-57) et surclassés par la Lituanie (81-63). C’est seulement après ces deux revers qu’ils se sont réveillés et ont terminé en trombe, ayant de surcroît la chance de voir le Canada éliminer la...