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Actualités - Chronologies

L’opposition conservatrice exige des explications - Tony Blair sous pression

Le Premier ministre travailliste Tony Blair était sous pression après la mort du soldat britannique en Macédoine, avant même le début de la phase opérationnelle de l’opération «Moisson essentielle», l’opposition conservatrice exigeant des explications. Le Premier ministre Tony Blair, qui a appris la mort du soldat dans le sud-ouest de la France où il est en vacances, s’est entretenu au téléphone avec le président macédonien Boris Trajkovski. M. Trajkovski s’est engagé «à traduire les responsables en justice», selon une porte-parole de Downing Street. En outre, «les deux dirigeants sont tombés d’accord sur l’importance de mener à son terme l’opération de collecte d’armes et pour faire en sorte que le processus politique aboutisse», a-t-elle ajouté. Ce premier décès d’un soldat de l’Otan en Macédoine est d’autant plus inopportun qu’il est intervenu alors que l’Alliance lançait la phase opérationnelle de «Moisson essentielle» sans l’accord de Skopje. L’Otan s’est donné 30 jours pour collecter quelque 3 300 armes des rebelles albanais, mais le gouvernement macédonien fixe le minimum d’armes à récupérer à 60 000 pour donner son accord à l’opération. L’Otan s’est empressée de déclarer que sa mission en Macédoine allait continuer en dépit de cette mort. «La vie continue et l’opération va se poursuivre», a déclaré un porte-parole. Pour la Grande-Bretagne, principal contributeur de la force de l’Otan avec environ 1 500 hommes sur le terrain et qui s’est engagée à en déployer jusqu’à 1 900 en cas de besoin, le coup est encore plus sévère. L’un des deux candidats au leadership conservateur, Iain Duncan Smith (également porte-parole des tories pour les questions de défense), a exigé que le gouvernement «fournisse une explication détaillée de ce qui est arrivé». «Nous appelons également (le gouvernement) à expliquer quelles vont être les conséquences pour le déploiement des troupes britanniques en Macédoine», a-t-il ajouté, semblant remettre en cause l’engagement de Londres. Le 10 septembre 2000, lorsqu’un parachutiste britannique avait été tué lors d’une opération commando en Sierra Leone, un Tony Blair blême avait déclaré devant Downing Street que «dans des opérations comme celle-ci, il y a inévitablement des victimes». Un argument plus difficile à faire passer cette fois-ci, s’agissant d’une mission de collecte d’armes remises «volontairement» dans un environnement censé être sinon pacifique du moins pas aussi hostile que celui qui prévalait en Sierra Leone. «Le sapeur Collins est venu dans ce pays (la Macédoine) dans le cadre d’une force de l’Otan en mission de paix, et de tels événements sont parfaitement inacceptables», a ainsi déclaré le général Barney White-Spunner, le plus haut gradé britannique en Macédoine. Selon le MoD, les troupes britanniques sont engagées actuellement sur «13 théâtres d’opérations à travers le monde» et la participation de la Grande-Bretagne à ces différentes missions est remise en question chaque fois que l’un de ses soldats est tué.
Le Premier ministre travailliste Tony Blair était sous pression après la mort du soldat britannique en Macédoine, avant même le début de la phase opérationnelle de l’opération «Moisson essentielle», l’opposition conservatrice exigeant des explications. Le Premier ministre Tony Blair, qui a appris la mort du soldat dans le sud-ouest de la France où il est en vacances, s’est entretenu au téléphone avec le président macédonien Boris Trajkovski. M. Trajkovski s’est engagé «à traduire les responsables en justice», selon une porte-parole de Downing Street. En outre, «les deux dirigeants sont tombés d’accord sur l’importance de mener à son terme l’opération de collecte d’armes et pour faire en sorte que le processus politique aboutisse», a-t-elle ajouté. Ce premier décès d’un soldat de l’Otan en...