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Actualités - Chronologies

L’homme qui tire plus vite que son ombre

L’hôpital, c’est son gagne-pain, mais le tir c’est sa passion. Une passion qui dure depuis vingt ans sans jamais faiblir. Au point que Pierre Jalkh s’est ménagé une petite chambre, à côté de son bureau de directeur général au quatrième étage de l’hôpital Eye and Ear pour y déposer sa collection de fusils de chasse évaluée à des dizaines de milliers de dollars. «Lorsque je suis fatigué, je ferme mon bureau, j’entre dans cette salle, je regarde mes fusils et je me sens mieux». Pour sa collection d’armes, le président de la Fédération nationale de tir et de chasse a les yeux d’un père attendri face à ses bébés, il les caresse, les admire, les couve et… les utilise aussi souvent qu’il le peut. Car l’homme est actuellement débordé. Entre ses nouvelles fonctions à la fédération après une dure bataille menée contre divers protagonistes, ses responsabilités à l’hôpital et son projet d’organiser les championnats francophones de tir, il a à peine le temps de penser à lui. D’ailleurs, tout au long de sa vie, il a eu le même sentiment de manquer de temps pour faire tout ce qui lui tient à cœur. Jeune homme engagé, proche de l’ancien président Amine Gemayel, il a, comme beaucoup, ravalé sa déception lorsque la roue a tourné, pour se consacrer à des activités tout aussi prenantes mais moins dangereuses. Et ce qui a commencé comme un hobby, après des années où il maniait la raquette avec dextérité, une sorte de défoulement qui n’exige pas trop de dépense physique, est devenu pour lui un véritable enjeu. C’est que, malgré son air bon enfant, voire innocent, Pierre Jalkh aime la bagarre et les défis. Et s’il montre avec une émotion touchante sa photo dans un vieux journal finlandais où on le voit défiler sous le drapeau libanais avec la légende suivante : le tireur le plus exotique au championnat international de tir, il n’en sait pas moins faire preuve de pugnacité, voire de dureté lorsqu’il s’agit de défendre ce en quoi il croit. C’est ainsi qu’il a pu maintenir en fonctionnement le Adma Shooting Club dont il est désormais le président et, pour lui, ce n’est que le début de son projet de développement du tir au Liban. Selon lui, c’est un sport d’élite qui ne demande qu’à se démocratiser…
L’hôpital, c’est son gagne-pain, mais le tir c’est sa passion. Une passion qui dure depuis vingt ans sans jamais faiblir. Au point que Pierre Jalkh s’est ménagé une petite chambre, à côté de son bureau de directeur général au quatrième étage de l’hôpital Eye and Ear pour y déposer sa collection de fusils de chasse évaluée à des dizaines de milliers de dollars. «Lorsque je suis fatigué, je ferme mon bureau, j’entre dans cette salle, je regarde mes fusils et je me sens mieux». Pour sa collection d’armes, le président de la Fédération nationale de tir et de chasse a les yeux d’un père attendri face à ses bébés, il les caresse, les admire, les couve et… les utilise aussi souvent qu’il le peut. Car l’homme est actuellement débordé. Entre ses nouvelles fonctions à la fédération après une...