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Actualités - Chronologies

Un sanctuaire de cèdres sur 5 % du territoire national

C’est en juillet 1996 que les cèdres du Chouf ont été proclamés réserve naturelle, dans le cadre d’un programme lancé par le ministère de l’Environnement en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’Union mondiale pour la conservation (IUCN), avec un appui financier du Fonds mondial pour l’environnement (GEF). Auparavant, en 1994, était née l’Association des cèdres du Chouf, qui assure aujourd’hui la gestion de la réserve. Cette région du Liban est particulièrement bien conservée, malgré les années de guerre. La superficie couverte par la réserve dépasse les 50 000 hectares, soit 5 % du territoire national. Soixante-dix pour cent de cette superficie se trouve au Chouf (Mont-Liban) et 30 % dans la vallée de la Békaa. On peut réellement dire que le site est situé au cœur du Liban ! Neuf villages sont frontaliers de la réserve, et totalisent une population de 50 000 habitants. Cette réserve marque aujourd’hui la limite sud de l’extension du Cedrus libani. Elle comporte six forêts principales dont trois particulièrement remarquables : celle du Barouk (400 hectares), celle de Maasser el-Chouf (6 hectares) et celle de Bmohray-Aïn Zhalta (100 hectares). Une biodiversité hors du commun caractérise le site : plus de 200 espèces d’oiseaux (dont des aigles et des faucons), dont 19 sont considérées comme en danger dans le monde, 26 espèces de mammifères (gazelle des montagnes, loup, lynx, chat sauvage, porc-épic, écureuil, etc.), dont 6 apparaissent sur la liste de la IUCN des espèces menacées. Il est évident que leur chasse est interdite. La flore n’est pas moins riche : 524 espèces végétales déjà identifiées, dont 32 portent l’adjectif «libanais» dans leur nom, dont 16 espèces d’arbres, 6 d’entre eux en voie de disparition. Les botanistes ont découvert 30 espèces endémiques au Liban, 35 au Liban et en Syrie et 48 au Liban, en Syrie et en Turquie. La réserve n’a pas pour seule vocation de préserver cette nature exceptionnelle, mais pourra servir, dans l’avenir, de vrai laboratoire scientifique grandeur nature, et de site approprié pour le tourisme écologique.
C’est en juillet 1996 que les cèdres du Chouf ont été proclamés réserve naturelle, dans le cadre d’un programme lancé par le ministère de l’Environnement en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’Union mondiale pour la conservation (IUCN), avec un appui financier du Fonds mondial pour l’environnement (GEF). Auparavant, en 1994, était née l’Association des cèdres du Chouf, qui assure aujourd’hui la gestion de la réserve. Cette région du Liban est particulièrement bien conservée, malgré les années de guerre. La superficie couverte par la réserve dépasse les 50 000 hectares, soit 5 % du territoire national. Soixante-dix pour cent de cette superficie se trouve au Chouf (Mont-Liban) et 30 % dans la vallée de la Békaa. On peut réellement dire que le site est situé...