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Actualités - Conferences Internationales

Les Arabes fourbissent leurs armes

Les pays arabes fourbissent leurs armes pour réclamer la condamnation du «racisme israélien» dans les territoires palestiniens, lors de la Conférence mondiale contre le racisme, du 31 août au 7 septembre à Durban (Afrique du Sud). Lors d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe mercredi consacrée au conflit au Proche-Orient, les ministres des Affaires étrangères des 22 membres ou leurs représentants ont décidé de formuler une position arabe sur «l’assimilation du sionisme à une forme de racisme, lors de la conférence internationale de Durban». Ils ont affirmé «l’importance de lutter contre les pratiques racistes contre le peuple palestinien» et décidé de se réunir le 31 août à Durban, pour «coordonner leurs positions». Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui présidera la délégation à la conférence, avait appelé à la mi-juillet à condamner «le racisme israélien contre les Arabes», condition selon lui pour la réussite des travaux de Durban. L’Égypte, l’un des principaux membres de l’organisation panarabe, a, pour sa part, appelé début août la Conférence à condamner les «pratiques israéliennes» contre le peuple palestinien. Les États-Unis et des membres de l’Union européenne ont, quant à eux, refusé d’accepter que le sionisme puisse être assimilé au racisme, dans les documents devant être adoptés à la conférence. Un régime d’apartheid israélien La question de l’assimilation du sionisme au racisme reste pourtant inscrite à l’ordre du jour, a affirmé pour sa part dimanche la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma. Lors d’une ultime réunion préparatoire de l’Onu, qui s’est déroulée à Genève du 30 juillet au 10 août, les pays arabes et l’Organisation de la conférence islamique (OCI) ont insisté sur l’utilisation d’expressions telles que : «Les pratiques racistes du pouvoir occupant» ou bien : «La discrimination raciale contre les Palestiniens et contre d’autres habitants des territoires occupés». Mais pour Israël et les États-Unis, ces expressions restent «inacceptables». Washington a dans un premier temps menacé de boycotter la conférence. Une décision définitive était attendue au début de la semaine mais, jeudi, le secrétaire d’État Colin Powell n’avait toujours pas annoncé si les États-Unis participeraient à la conférence, et si oui à quel niveau. L’une des thèses avancées par les Arabes concernant la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens est celle des intentions supposées de l’État hébreu d’instaurer un «régime d’apartheid» dans les territoires occupés, à l’instar de l’ancien régime sud-africain. Une soixantaine de délégations d’ONG arabes et internationales des droits de l’homme avaient participé, du 19 au 22 juillet au Caire, à une conférence intitulée «Ensemble pour éliminer les derniers régimes d’apartheid». Dans leur déclaration finale, les délégués avaient appelé la communauté internationale à «liquider le régime d’apartheid israélien».
Les pays arabes fourbissent leurs armes pour réclamer la condamnation du «racisme israélien» dans les territoires palestiniens, lors de la Conférence mondiale contre le racisme, du 31 août au 7 septembre à Durban (Afrique du Sud). Lors d’une réunion extraordinaire de la Ligue arabe mercredi consacrée au conflit au Proche-Orient, les ministres des Affaires étrangères des 22 membres ou leurs représentants ont décidé de formuler une position arabe sur «l’assimilation du sionisme à une forme de racisme, lors de la conférence internationale de Durban». Ils ont affirmé «l’importance de lutter contre les pratiques racistes contre le peuple palestinien» et décidé de se réunir le 31 août à Durban, pour «coordonner leurs positions». Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui présidera la...