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Actualités - Chronologies

Afghanistan - Annan tire la sonnette d’alarme

Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan s’est alarmé jeudi de la situation en Afghanistan, après 22 ans de guerre, une sécheresse prolongée, et aucun progrès vers un dialogue pour mettre fin au conflit. Alors que le pays compterait 700 000 personnes déplacées, M. Annan considère dans un rapport que «l’élément le plus inquiétant de la crise actuelle réside dans l’absence d’action significative de la part des autorités pour porter assistance à leur propre population». Sur le plan politique, le rapport regrette «qu’aucune discussion n’ait eu lieu entre les deux parties ces derniers mois en raison du refus des taliban d’entamer un processus de dialogue avec le Front uni». Kofi Annan a également souligné l’impasse militaire dans laquelle se trouvait l’Afghanistan, ajoutant que «depuis début mai, les combats entre les deux camps se sont intensifiés, sans que personne n’enregistre de gains territoriaux significatifs». Le secrétaire général des Nations unies a recommandé au Conseil de sécurité de l’Onu d’adopter «une approche globale» afin de régler le conflit entre les taliban et le Front uni. Le Front uni représente l’opposition afghane aux taliban, composée du gouvernement en exil de Burhanuddin Rabbani chassé du pouvoir en 1996 et de l’Alliance du Nord, dirigée par le commandant Ahmed Shah Massoud, qui dirige la lutte armée contre les taliban. Bien que reconnu comme chef de l’État afghan par la communauté internationale, le président Burhanuddin Rabbani vit une existence précaire dans la province reculée de Badakhshan, dans l’extrême nord-est de son pays contrôlé à 90 % par la milice intégriste des taliban. Le gouvernement de Rabbani détient toujours le siège de l’Afghanistan aux Nations unies et a 33 ambassades à travers le monde. «Je suis convaincu qu’une paix durable en Afghanistan ne pourra s’établir qu’en appliquant une solution politique basée à la fois sur la libre détermination de son futur par le peuple afghan et sur la sécurisation des intérêts nationaux légitimes des voisins de l’Afghanistan au travers d’engagements mutuels», a affirmé M. Annan. Il a prôné une politique d’«incitations et de freins» pour amener progressivement les deux parties à la table des négociations. Dans son rapport, M. Annan recommande également au Conseil de sécurité de l’Onu d’encourager les voisins de l’Afghanistan, la Russie et les États-Unis à «harmoniser leurs intérêts nationaux légitimes et à trouver une approche commune concernant le futur de la nation afghane et de son organisation». Le secrétaire général de l’Onu a également constaté qu’«aucune avancée n’avait été enregistrée concernant l’attitude des taliban vis à vis d’Oussama ben Laden», dont l’extradition est réclamée par les États-Unis qui l’accusent d’être à l’origine de plusieurs attentats terroristes. Par ailleurs, les taliban ont affirmé jeudi que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) serait autorisé à rendre visite aux 8 étrangers prisonniers pour «propagation du christianisme». «Dès qu’ils prendront contact avec nous nous serons prêts pour les autoriser à rendre visite à ces gens», a déclaré le ministre taliban des Affaires étrangères Wakil Ahmed Mutawakel. «Le moment n’a pas encore été décidé. Dès qu’ils nous le demanderont ils pourront leur rendre visite», a-t-il dit. Depuis qu’il sont été arrêtés début août les prisonniers – quatre Allemands, deux Australiens et deux Américains – ont seulement reçu la visite de responsables taliban. Les consuls de leurs trois pays respectifs venus d’Islamabad n’ont pas été autorisés à leur rendre visite en dépit de demandes répétées. Les autorités taliban ont refusé ces rencontres tant que l’enquête n’était pas terminée. Elles assurent que les prisonniers sont en bonne santé et qu’il est pris soin d’eux. Les étrangers, qui travaillaient pour l’organisation non gouvernementale (ONG) Shelter Now (SN), devraient être traduits devant un tribunal pour y être jugés selon les principes de la loi islamiste stricte appliqués à Kaboul cependant les accusations ainsi que les peines encourues n’ont pas encore été explicitées.
Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan s’est alarmé jeudi de la situation en Afghanistan, après 22 ans de guerre, une sécheresse prolongée, et aucun progrès vers un dialogue pour mettre fin au conflit. Alors que le pays compterait 700 000 personnes déplacées, M. Annan considère dans un rapport que «l’élément le plus inquiétant de la crise actuelle réside dans l’absence d’action significative de la part des autorités pour porter assistance à leur propre population». Sur le plan politique, le rapport regrette «qu’aucune discussion n’ait eu lieu entre les deux parties ces derniers mois en raison du refus des taliban d’entamer un processus de dialogue avec le Front uni». Kofi Annan a également souligné l’impasse militaire dans laquelle se trouvait l’Afghanistan, ajoutant que «depuis début mai,...