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Actualités - Chronologies

États-Unis - La Réserve fédérale abaisse son taux directeur à 3,50 %

La Réserve fédérale américaine (Fed) a baissé mardi son taux directeur de 25 points de base le faisant passer de 3,75 % à 3,50 %, selon un communiqué de la Banque centrale américaine. C’est la septième baisse des taux de la Réserve fédérale depuis le début de l’année. La Banque centrale a estimé que la demande des ménages reste soutenue, mais que les profits des entreprises et les dépenses en capital continuent de s’affaiblir, alors que le ralentissement de la croissance à l’étranger pèse sur l’économie américaine. La Fed estime également que l’inflation devrait rester contenue, dans le communiqué publié à l’issue de la réunion de son comité monétaire. Le principal instrument de politique monétaire de la Fed, le taux directeur interbancaire au jour le jour, a été ainsi ramené de 6,50 % au début janvier à 3,50 % actuellement. Le taux d’escompte a également été abaissé de 0,25 point à 3 %. Il est passé de 6 % à 3 % depuis le début de l’année. La plupart des économistes s’attendaient à cette baisse de 25 points de base, comme le 27 juin dernier. Auparavant, entre le 3 janvier et le 15 mai, le Comité monétaire de la Fed (FOMC) s’était montré plus agressif avec cinq baisses de 50 points de base chacune. En moins de huit mois, Alan Greenspan, le président de la Fed, et les autres membres du FOMC ont ramené le taux interbancaire de 6,50 % à 3,50 %, soit 250 points de base. Mais l’économie américaine, léthargique depuis la fin 2000, peine toujours à repartir en dépit de cet assouplissement considérable du loyer de l’argent. «Lors de son témoignage devant le Congrès il y a un mois, Alan Greenspan avait clairement laissé entendre que de nouvelles incitations sur le front monétaire étaient à prévoir. Depuis lors, ni les statistiques économiques ni l’évolution des marchés financiers n’ont montré des signes de rétablissement qui pourraient le dissuader d’abaisser encore les taux», souligne la Banque JP Morgan Chase. Outre les taux, les marchés surveillent également toute modification dans les attendus de la décision du Comité monétaire. Le 27 juin, celui-ci avait estimé que «les risques pèsent principalement en faveur de facteurs qui peuvent générer de la faiblesse économique dans un avenir prévisible». «La Fed va sans doute montrer qu’elle est prête à procéder à d’autres assouplissements d’ici à la fin de l’année en conservant son avis sur les risques et cette terminologie», estime JP Morgan Chase. La croissance de l’économie des États-Unis est actuellement quasiment nulle. Selon la Maison-Blanche et le secrétaire au Trésor Paul O’Neill, elle devrait toutefois atteindre 1,7 % sur l’ensemble de l’année avant de rebondir à 3,2 % en 2002. Ces prévisions sont supérieures à la moyenne de celles des économistes. Wall Street est déprimée : le Dow Jones Industrial Average (DJIA) est en baisse de 4 % par rapport à son niveau de début d’année et l’indice composite Nasdaq, le baromètre de l’Internet et de la haute technologie, a perdu 23 % depuis le début janvier. Seuls le marché de l’emploi (le taux de chômage se maintient à 4,5 %), le marché immobilier et – dans une moindre mesure – les dépenses de consommation des ménages tiennent le coup. L’une des analystes les plus en vue de Wall Street, Abby Joseph Cohen de la banque d’affaires Goldman Sachs, a revu mardi à la baisse ses prévisions pour l’indice boursier Standard and Poor’s 500 qui devrait, selon elle, finir l’année à 1 500 points au lieu de 1 550 points selon ses précédentes estimations. Un tel niveau représenterait une hausse de près de 30 % de l’indice par rapport à ses niveaux actuels, ce qui place toujours Abby Joseph Cohen fermement dans le camp des optimistes. Mais elle reconnaît que les résultats des entreprises qui composent le SP 500 (dont 95 % ont publié leurs résultats du 2e trimestre ces dernières semaines) se sont dégradés plus qu’elle ne le pensait pour le premier semestre. «L’érosion des profits par rapport à l’année précédente est due à des raisons fondamentales y compris la décélération de l’économie, des coûts de l’énergie plus élevés et un dollar plus fort», a souligné l’analyste.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a baissé mardi son taux directeur de 25 points de base le faisant passer de 3,75 % à 3,50 %, selon un communiqué de la Banque centrale américaine. C’est la septième baisse des taux de la Réserve fédérale depuis le début de l’année. La Banque centrale a estimé que la demande des ménages reste soutenue, mais que les profits des entreprises et les dépenses en capital continuent de s’affaiblir, alors que le ralentissement de la croissance à l’étranger pèse sur l’économie américaine. La Fed estime également que l’inflation devrait rester contenue, dans le communiqué publié à l’issue de la réunion de son comité monétaire. Le principal instrument de politique monétaire de la Fed, le taux directeur interbancaire au jour le jour, a été ainsi ramené de 6,50 % au...