Brescia, adversaire ce soir du Paris Saint-Germain en finale retour de la Coupe Intertoto de football, ne serait qu’une équipe du ventre mou de D1 italienne si elle ne comptait pas dans ses rangs l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, l’Italien Roberto Baggio. Ballon d’or 93, «Roby» a fait rêver des générations de footballeurs, qui aujourd’hui se mesurent au mythe. «Quand j’étais petit, je le regardais avec admiration, c’est l’un des joueurs qui a fait l’histoire du football. C’est l’un des rares au monde qui puissent changer le résultat à n’importe quel moment», affirme le jeune milieu de terrain espagnol du Paris-SG, Mikel Arteta. En préretraite active, Baggio, 34 ans, a largement contribué à maintenir Brescia au milieu de tableau de D1 la saison dernière, pour le retour de l’équipe parmi l’élite, en jouant les relais offensifs derrière Toni. Au fil des tours d’Intertoto, il a même conduit ses équipiers aux portes de la Coupe de l’UEFA, en assurant l’essentiel en match aller au parc des Princes contre le Paris Saint-Germain (0-0). Prises de bec Si jamais Brescia éliminait les Parisiens et disputait la coupe de l’UEFA, ce serait un retour en Europe par la grande porte pour Baggio, vainqueur de la C3 avec la Juventus Turin en 1993, et qui s’illustrait encore contre le Real Madrid avec l’Inter Milan en C1 en 1998. Baggio n’a jamais laissé indifférent. En 1990, l’annonce de son transfert de la Fiorentina à la Juventus avait suscité la colère des supporteurs florentins, qui l’avaient insulté pour passer chez l’ennemi juré. Il a aussi eu des prises de bec avec les plus grands entraîneurs de la péninsule. Au Milan AC comme en sélection, le courant n’est jamais vraiment passé avec Arrigho Sacchi. Ni avec Fabio Capello. Quelques années plus tard, à l’Inter Milan, les choses n’iront guère mieux avec Marcelo Lippi. À Brescia, l’ambiance est bien meilleure avec Carlo Mazzone, qui lui délègue les pleins pouvoirs sur le terrain. «Pour vaincre Paris, il faut avoir une grande équipe. Et pour avoir une grande équipe, il nous faut Roberto Baggio», déclare Mazzone, inquiet d’un éventuel forfait de Baggio contre Paris. Avec l’équipe d’Italie, le doyen de Brescia rêve de disputer une 4e Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon, l’un des pays préférés de cet adepte du bouddhisme. Le Mondial, Baggio connaît. Il avait marqué pour sa première apparition au Mondial 90 contre la Tchécoslovaquie. Et en finale du Mondial 94 aux USA, il avait envoyé son tir aux buts sur la transversale contre le Brésil en finale. Peut être trop de pression pour rester zen.
Brescia, adversaire ce soir du Paris Saint-Germain en finale retour de la Coupe Intertoto de football, ne serait qu’une équipe du ventre mou de D1 italienne si elle ne comptait pas dans ses rangs l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, l’Italien Roberto Baggio. Ballon d’or 93, «Roby» a fait rêver des générations de footballeurs, qui aujourd’hui se mesurent au mythe. «Quand j’étais petit, je le regardais avec admiration, c’est l’un des joueurs qui a fait l’histoire du football. C’est l’un des rares au monde qui puissent changer le résultat à n’importe quel moment», affirme le jeune milieu de terrain espagnol du Paris-SG, Mikel Arteta. En préretraite active, Baggio, 34 ans, a largement contribué à maintenir Brescia au milieu de tableau de D1 la saison dernière, pour le retour de l’équipe...
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