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Actualités - Chronologies

ASIE DU SUD-EST - La Thaïlande menacée - de récession

La Thaïlande est sous la menace d’une récession, selon les économistes qui ne voient pas dans l’immédiat le pays opérer un vrai rétablissement après la crise financière de 1997. Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Il a enregistré une modeste progression, de 1,8 %, par rapport au même trimestre de l’an dernier. Un 2e trimestre consécutif de baisse entraînera techniquement le pays dans la récession, comme des pays comme Singapour, dont l’économie est également très dépendante des exportations. Un porte-parole du Conseil du développement économique et social (NESDB) a estimé que les résultats trimestriels, attendus à la mi-septembre, seraient probablement décevants. «La meilleure chose serait un chiffre inchangé», a-t-il déclaré. Le NESDB estime que la croissance réelle du PIB en Thaïlande devrait atteindre 2,5 % cette année, une prévision plus optimiste que celle du Fonds monétaire international qui parle de «2 %, voire moins». La croissance avait atteint 4,3 % l’an dernier. La Thaïlande subit le contrecoup du ralentissement de l’économie aux États-Unis et des difficultés rencontrées par le Japon, deux pays qui absorbent à eux seuls 40 % des exportations thaïes. «La porte est ouverte à une récession», selon Adrian Foster, économiste basé à Singapour pour Capital Nomura Securities. «Si le PIB croît de 1,3 % par rapport au même trimestre de l’an dernier, cela équivaudra à une croissance nulle par rapport au dernier trimestre. Donc tout chiffre inférieur à ce niveau signifiera une récession», explique l’économiste. M. Foster a toutefois relevé que la Thaïlande était moins touchée que certains de ses voisins pas la chute du marché de l’informatique et des composants électroniques et que le repli des cours du pétrole était favorable à l’économie thaïe. «La Thaïlande n’est pas lourdement orientée vers l’électronique», estime lui aussi Arjuna Mahendran, analyste à SG Securities, basé à Singapour, «ce sont la Corée du Sud, Taïwan, la Malaisie qui sont vraiment frappés par la chute des dépenses américaines dans les technologies». Dautres analystes font valoir que si la Thaïlande entre effectivement en récession, l’économie pourrait relever la tête dès le second semestre. L’acquittement au début du mois du Premier ministre Thaksin Shinawatra contre lequel pesaient des accusations de corruption a par ailleurs levé une lourde hypothèque sur l’action gouvernementale. Ce verdict laisse désormais la voie libre à la mise en place d’un programme de relance économique élaboré par l’équipe Thaksin et qui s’appuie pour beaucoup sur des dépenses publiques destinées à relancer la demande interne. Mais le FMI a averti ce mois-ci dans sa revue annuelle sur la Thaïlande que les autorités doivent mieux définir les orientations de leur politique économique et approfondir les réformes structurelles, à commencer par le secteur bancaire. Tout en saluant les progrès réalisés par Bangkok «pour stabiliser l’économie et permettre la reprise économique», le Fonds a estimé que «compte tenu de l’environnement économique difficile, le manque de réformes structurelles et les incertitudes sur les futures orientations de la politique économique ont gêné la croissance et la progression du PIB ne devrait pas dépasser 2 %, voire moins», en 2001. Le niveau de vie n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise de 1997, avec un PIB de 1 952 dollars l’an dernier contre près de 2 500 l’année où la dévaluation du bath avait entraîné l’Asie dans la tourmente.
La Thaïlande est sous la menace d’une récession, selon les économistes qui ne voient pas dans l’immédiat le pays opérer un vrai rétablissement après la crise financière de 1997. Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Il a enregistré une modeste progression, de 1,8 %, par rapport au même trimestre de l’an dernier. Un 2e trimestre consécutif de baisse entraînera techniquement le pays dans la récession, comme des pays comme Singapour, dont l’économie est également très dépendante des exportations. Un porte-parole du Conseil du développement économique et social (NESDB) a estimé que les résultats trimestriels, attendus à la mi-septembre, seraient probablement décevants. «La meilleure chose serait un chiffre inchangé», a-t-il...