Blanchiment d’argent - L’île de Nauru défie l’OCDE
le 18 août 2001 à 00h00
La petite île de Nauru, accusée de blanchiment de capitaux de la mafia russe, refuse de réviser sa législation fiscale malgré les sanctions internationales dont l’OCDE la menace, a indiqué jeudi son président, René Harris, à l’occasion d’un sommet régional. Lors de la cérémonie d’ouverture à Nauru du sommet annuel du Forum du Pacifique, qui regroupe 16 pays de la région, René Harris a condamné les initiatives des pays développés à l’encontre des paradis fiscaux et du blanchiment d’argent sale. «Nous ne pouvons pas laisser compromettre notre souveraineté pour des intérêts égoïstes», a-t-il déclaré, en appelant les pays du Pacifique à s’unir contre les pressions des grandes puissances économiques. Nauru, petite République de 12 000 habitants, abrite pas moins de 400 banques off-shore, toutes enregistrées sur une seule boîte postale. La Banque centrale de Russie a affirmé que 70 milliards de dollars, issus de la mafia, avaient transité par les banques de cette île. À l’instar des Philippines et de la Russie, Nauru fait l’objet d’un ultimatum de la part de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), qui a menacé ces pays de sanctions internationales à partir du 30 septembre, si leur législation fiscale n’était pas renforcée. D’autres pays du Pacifique, tels que les îles Cook, les îles Marshall, Niue et Vanuatu, sont également menacés de sanctions, bien que l’OCDE y ait récemment observé des initiatives concrètes pour réformer leur législation. René Harris a vivement critiqué l’attitude de l’OCDE, l’accusant d’ingérence. «C’est un problème qui interfère dans la souveraineté des nations et qui contraint des pays indépendants, qui ont choisi de ne pas lever d’impôt sur leur population, d’instaurer un régime fiscal», a-t-il déclaré. «Il est désolant de constater que maintenant que nous avons identifié une opportunité économique viable et compétitive, les pays riches la qualifient de malfaisante simplement parce qu’ils ont choisi de ne pas entrer en compétition dans ce domaine. Au lieu d’aider les petites îles à tirer profit de leurs opportunités économiques, les pays développés veulent les ruiner», a affirmé René Harris.
La petite île de Nauru, accusée de blanchiment de capitaux de la mafia russe, refuse de réviser sa législation fiscale malgré les sanctions internationales dont l’OCDE la menace, a indiqué jeudi son président, René Harris, à l’occasion d’un sommet régional. Lors de la cérémonie d’ouverture à Nauru du sommet annuel du Forum du Pacifique, qui regroupe 16 pays de la région, René Harris a condamné les initiatives des pays développés à l’encontre des paradis fiscaux et du blanchiment d’argent sale. «Nous ne pouvons pas laisser compromettre notre souveraineté pour des intérêts égoïstes», a-t-il déclaré, en appelant les pays du Pacifique à s’unir contre les pressions des grandes puissances économiques. Nauru, petite République de 12 000 habitants, abrite pas moins de 400 banques off-shore, toutes...
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