Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

PEOPLE - Les ennuis de Tony Blair, voyageur à prix réduit

La décision de Tony Blair de choisir une compagnie aérienne à bas prix pour aller en vacances en France tourne à la farce : après avoir laissé tomber EasyJet à la dernière minute pour l’irlandais Ryanair, voilà le Premier ministre aux prises avec les syndicats, hostiles à la politique sociale de cette compagnie. L’affaire remonte au mois dernier. Soucieux de passer pour un Premier ministre économe, Tony Blair avait suggéré qu’il irait en vacance en France avec EasyJet, la compagnie à bas coût appartenant au millionnaire gréco-chypriote Stelios Haji-Ioannou. L’occasion était trop belle pour cet as du marketing, et EasyJet préparait immédiatement une campagne de publicité de 50 000 livres, prévue pour la fin août. Son slogan : «Même Tony Blair fait une affaire cet été». Et puis, patatras ! Réalisant qu’EasyJet ne volait pas dans le sud-ouest de la France, là où la famille Blair se retire quelques jours, Downing Street a finalement annoncé que le Premier ministre volerait sur Ryanair, le concurrent irlandais. Affaire classée ? Pas vraiment. Car maintenant ce sont les syndicats du transport aérien qui s’énervent. Le Services Industrial Professional Technical Union (SIPTU), le principal syndicat irlandais, s’est indigné que le Premier ministre britannique vole sur une compagnie aérienne qui ne reconnaît pas, selon lui, le droit syndical. «Le dirigeant du Parti travailliste et Premier ministre Tony Blair montre peu de considération pour les droits des travailleurs en choisissant de voyager avec Ryanair», a déclaré Des Geraghty, le président du SIPTU. Par ailleurs, EasyJet, qui se retrouve avec une campagne de publicité sur les bras, a décidé de tourner l’affaire en dérision. Le nom de Tony Blair sera effacé des affiches et remplacé par un message de «Stelios» : «Oups, mauvaise pioche. Tant pis, peut-être l’année prochaine Tony ?». Pour Stelios Haji-Ioannou, «l’affaire n’aurait pas dû aller aussi loin. Je pense que Downing Street a fait une erreur involontaire quand ils ont annoncé que la famille Blair allait voler sur EasyJet dans le sud-ouest de la France». «Nous volons sur Nice, ce qui n’est pas dans le sud-ouest. Mais je suis ravi que Tony Blair soutienne notre secteur en choisissant une compagnie à bas coût, même si c’est un rival», a ajouté le patron grec. Sans rancune.
La décision de Tony Blair de choisir une compagnie aérienne à bas prix pour aller en vacances en France tourne à la farce : après avoir laissé tomber EasyJet à la dernière minute pour l’irlandais Ryanair, voilà le Premier ministre aux prises avec les syndicats, hostiles à la politique sociale de cette compagnie. L’affaire remonte au mois dernier. Soucieux de passer pour un Premier ministre économe, Tony Blair avait suggéré qu’il irait en vacance en France avec EasyJet, la compagnie à bas coût appartenant au millionnaire gréco-chypriote Stelios Haji-Ioannou. L’occasion était trop belle pour cet as du marketing, et EasyJet préparait immédiatement une campagne de publicité de 50 000 livres, prévue pour la fin août. Son slogan : «Même Tony Blair fait une affaire cet été». Et puis, patatras ! Réalisant...