ZIMBABWE - Les fermiers blancs demandent - au gouvernement d’assurer leur sécurité
le 17 août 2001 à 00h00
Le syndicat des fermiers blancs zimbabwéens a appelé hier le gouvernement à assurer leur sécurité pour permettre la poursuite des activités agricoles. Dans un communiqué, le Syndicat des fermiers commerciaux (CFU), qui représente en majorité de grands exploitants blancs visés par le réforme agraire, «appelle le gouvernement à donner des assurances sur la sécurité afin de permettre (aux fermiers) de poursuivre leurs activités (agricoles) malgré la poursuite de la vague organisée de destruction de biens et de vols perpétrés par des délinquants». La police a arrêté quelque 160 suspects après de violents heurts entre une vingtaine de fermiers et des personnes occupant leurs exploitations dans le nord-est du Zimbabwe. Mais les fermiers assurent que quelque 4 000 délinquants sont prêts à récidiver dans la région. Au moins 20 personnes interpellés ont comparu devant un tribunal dans la petite ville de Mhangura mercredi et ont été condamnées pour vol. Selon le journal gouvernemental The Herald, ces suspects, pour la plupart des ouvriers agricoles, ont été condamnés à des peines allant de trois mois de prison assortis d’une amende de neuf dollars américains à six mois de détention et 1 500 dollars d’amende. «Des anciens combattants (de la guerre d’indépendance) et des occupants sont également impliqués dans cette vague de destruction», souligne le CFU qui affirme qu’une centaine de familles, soit 350 personnes ont été évacuées du nord-est du pays «après que leurs biens eurent été assiégés et pillés par des bandes armées de criminels, opérant en groupes pouvant atteindre 300 individus». De son côté, le journal gouvernemental The Herald accuse dans son édition de jeudi «l’ambassade britannique à Harare et les fermiers commerciaux blancs» d’être «impliqués dans le pillage d’exploitations agricoles blanches... dans le cadre d’un complot visant à justifier une intervention internationale dans les affaires du pays». La réforme agraire controversée mise en place au Zimbabwe depuis plus d’un an prévoit de redresser les déséquilibres sociaux hérités de la colonisation britannique en redistribuant à des centaines de milliers de familles noires la quasi-totalité des terres appartenant aux Blancs, qui détiennent 11 millions d’hectares. Cette réforme s’est accompagnée d’un mouvement d’occupation de fermes de Blancs lancé en février 2000 par des anciens combattants appuyés par le régime du président Robert Mugabe. Âgé de 77 ans, celui-ci a déclaré mardi qu’il n’avait pas l’intention de quitter le pouvoir avant que la réforme agraire controversée ne soit appliquée. M. Mugabe qui dirige le Zimbabwe depuis son indépendance, il y a 21 ans, devrait se représenter à l’élection présidentielle prévue en avril 2002. Le quotidien gouvernemental Herald avait rapporté mercredi que le gouvernement zimbabwéen allait faire appel à l’armée pour accélérer la mise en œuvre de la redistribution des terres des fermiers blancs à des familles noires. Leg A Leg B
Le syndicat des fermiers blancs zimbabwéens a appelé hier le gouvernement à assurer leur sécurité pour permettre la poursuite des activités agricoles. Dans un communiqué, le Syndicat des fermiers commerciaux (CFU), qui représente en majorité de grands exploitants blancs visés par le réforme agraire, «appelle le gouvernement à donner des assurances sur la sécurité afin de permettre (aux fermiers) de poursuivre leurs activités (agricoles) malgré la poursuite de la vague organisée de destruction de biens et de vols perpétrés par des délinquants». La police a arrêté quelque 160 suspects après de violents heurts entre une vingtaine de fermiers et des personnes occupant leurs exploitations dans le nord-est du Zimbabwe. Mais les fermiers assurent que quelque 4 000 délinquants sont prêts à récidiver dans la région....
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