Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Des séparatistes papous libèrent deux Belges après 8 semaines de captivité

Deux réalisateurs de films belges détenus depuis huit semaines dans la jungle de la province indonésienne d’Irian Jaya par des séparatistes papous ont été libérés hier, selon des responsables belges et indonésiens. Philippe Simon, 49 ans, et Johan van Den Eynde, 47 ans, avaient été enlevés le 7 juin dans cette province de l’extrême est de l’Indonésie par des ravisseurs se réclamant du Mouvement pour la Papouasie libre (OPM). Les deux hommes, des réalisateurs de documentaires expérimentés, et connaissant bien la région, ont été libérés sans conditions, a affirmé le chargé d’affaires belge à Djakarta, Peter Claes. La libération des deux hommes, obtenue avec l’aide d’une médiation religieuse, a été également annoncée par les autorités belges à Bruxelles. «Ils vont être ramenés à Djakarta et ensuite rentreront en Belgique pour retrouver leurs familles aussi vite que possible», a dit M. Claes. Deux médiateurs, le prêtre catholique Theo van den Broek et le pasteur protestant Benny Giay, ont ramené par avion les otages de la région d’Ilaga (centre) jusqu’à la capitale provinciale, Jayapura. Ils sont arrivés à 17h10 heure locale (08h10 GMT) à l’aéroport Sentani de Jayapura, selon une source aéroportuaire. Les deux hommes étaient «apparemment sains et saufs, et en bonne condition», a déclaré le porte-parole de la police d’Irian Jaya, le commissaire Zulkifli. Il a précisé que les deux ex-otages devaient subir un contrôle médical, après avoir été officiellement remis par les médiateurs à la police lors d’une brève cérémonie à l’aéroport. Le gouverneur d’Irian Jaya JP Solosa, le chef militaire de la province et l’ambassadeur de Belgique Luc Darras étaient présents à l’aéroport. À Bruxelles, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Michel Malherbe a indiqué n’être pas en mesure de dire quand les deux Belges pourraient rentrer à Djakarta ou à Bruxelles, puisque les autorités indonésiennes souhaitent d’abord les «débriefer». Les membres de l’OPM réclamaient, en échange de la libération, une plus grande attention des médias à la cause indépendantiste papoue, l’organisation d’une conférence internationale, ainsi que la fermeture de mines qui, selon eux, contribuent au pillage de leur région. Le père Theo Van den Broek a expliqué que les ravisseurs – un groupe d’hommes mal armés, mal équipés et peu structurés – avaient accepté de libérer les otages dès le 2 août, mais que l’absence de l’ambassadeur sur place à ce moment les avait fait changer d’avis. La guérilla papoue de l’OPM, éclatée en plusieurs groupes, mène des opérations sporadiques et limitées contre les forces de sécurité. Elle réclame l’indépendance de cette province, aux jungles et aux forêts largement impénétrables. Djakarta refuse toute idée d’indépendance.
Deux réalisateurs de films belges détenus depuis huit semaines dans la jungle de la province indonésienne d’Irian Jaya par des séparatistes papous ont été libérés hier, selon des responsables belges et indonésiens. Philippe Simon, 49 ans, et Johan van Den Eynde, 47 ans, avaient été enlevés le 7 juin dans cette province de l’extrême est de l’Indonésie par des ravisseurs se réclamant du Mouvement pour la Papouasie libre (OPM). Les deux hommes, des réalisateurs de documentaires expérimentés, et connaissant bien la région, ont été libérés sans conditions, a affirmé le chargé d’affaires belge à Djakarta, Peter Claes. La libération des deux hommes, obtenue avec l’aide d’une médiation religieuse, a été également annoncée par les autorités belges à Bruxelles. «Ils vont être ramenés à Djakarta et...