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Actualités - Chronologies

ARGENTINE - Libération de l’ex-tortionnaire Alfredo Astiz

L’ex-capitaine de frégate Alfredo Astiz, symbole de la répression pendant la dictature argentine (1976-83), a été libéré mardi soir après que son extradition, demandée par la justice italienne et française, eût été rejetée par le gouvernement, a-t-on annoncé de sources judiciaires. M. Astiz, surnommé «l’ange blond», a été libéré mardi soir sur décision de la juge fédérale Maria Servini de Cubria, quelques heures après que le ministre argentin des Affaires étrangères Adalberto Rodriguez Giavarini eut annoncé officiellement que l’Argentine n’accorderait pas l’extradition en vertu du principe de «territorialité» selon lequel les lois argentines doivent s’appliquer à des faits survenus en Argentine. L’ex-officier de marine avait été arrêté le 1er juillet, sur ordre de la juge de Cubria, et incarcéré suite à une demande formulée par un juge italien pour enlèvement, torture et disparition de trois citoyens italo-argentins pendant la dictature. La France a également demandé l’extradition de l’ex-militaire pour l’enlèvement et la disparition de deux religieuses françaises, Alice Domon et Leonie Douquet, crime pour lequel il a été condamné par contumace en 1990 par un tribunal français. «L’Argentine ne va pas accorder l’extradition (de Astiz) en vertu du principe de territorialité», avait déclaré M. Giavarini au cours d’une conférence de presse mardi après-midi avec son homologue brésilien Celso Lafer en visite officielle à Buenos Aires. L’ex-officier avait bénéficié des lois d’amnistie dites du «point final» (1986) et de «l’obéissance due» (1987) qui disculpèrent les officiers subalternes impliqués dans des atteintes aux droits de l’homme. De fait, il ne peut être jugé en Argentine. Également accusé d’être à l’origine de la disparition d’une jeune Suédoise Dagmar Hagelin, Alfredo Astiz faisait partie du contingent de l’École de mécanique de la marine (ESMA), un des plus grands camps de concentration de la dictature par lequel ont transité quelque 5 000 opposants au régime militaire, d’après les organisations humanitaires.
L’ex-capitaine de frégate Alfredo Astiz, symbole de la répression pendant la dictature argentine (1976-83), a été libéré mardi soir après que son extradition, demandée par la justice italienne et française, eût été rejetée par le gouvernement, a-t-on annoncé de sources judiciaires. M. Astiz, surnommé «l’ange blond», a été libéré mardi soir sur décision de la juge fédérale Maria Servini de Cubria, quelques heures après que le ministre argentin des Affaires étrangères Adalberto Rodriguez Giavarini eut annoncé officiellement que l’Argentine n’accorderait pas l’extradition en vertu du principe de «territorialité» selon lequel les lois argentines doivent s’appliquer à des faits survenus en Argentine. L’ex-officier de marine avait été arrêté le 1er juillet, sur ordre de la juge de Cubria, et...