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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché clos

Le marché libanais des changes et la Bourse de Beyrouth étaient fermés hier en raison du chômage officiel de la fête de l’Assomption. Ils reprendront leurs activités normalement dès aujourd’hui. Rappelons que, la veille, le dollar avait été fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, pendant qu’il continuait à se négocier dans les transactions interbancaires au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, en l’absence de contreparties valables à l’offre de cette monnaie en dehors d’elle. Dollar faible avant et après O’Neill À l’étranger, l’euro a continué sur sa lancée hier, passant pour la première fois depuis cinq mois le cap de 0,91 dollar, dans un marché qui ne croit plus à un miracle économique américain et doute de la politique du dollar fort. Il a profité également des fêtes du 15 août ( l’Assomption de la Vierge) sur certaines places européennes, rendant les échanges peu volumineux sur l’ensemble des marchés. Le dollar a également lâché du terrain contre la devise nippone, sous la barre de 120 yens pour la première fois depuis le 7 juin. Ce phénomène est intervenu à la suite des propos du Fonds monétaire international (FMI) sur le déclin du billet vert, estimant que le montant actuel du déficit de la balance américaine des paiements courants n’était pas tenable à long terme et qu’il pourrait provoquer une forte dépréciation du dollar. «Une correction soudaine du déficit de la balance des paiements courants pourrait avoir des effets néfastes pour les États-Unis et le reste du monde», a indiqué le FMI dans son rapport annuel. «Le FMI tire la sonnette d’alarme depuis longtemps, mais le marché semble ne se réveiller que maintenant et commence à évaluer la menace assez sérieusement», a noté une note de la banque Halifax. De plus, le secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, devait être interviewé dans la soirée d’hier par la chaîne de télévision CNBC. «Comme le marché est devenu négatif envers le dollar, si O’Neill n’apparaît pas convaincu de la politique du dollar fort, cela sera interprété comme un changement de position», a estimé une note de la firme UBS Warburg. «L’histoire d’amour avec le dollar tire à sa fin et on peut dire que les tendances à long terme sont en train de changer», a souligné une analyse de la Bank of Tokyo-Mitsubishi. Selon celle-ci, le marché espère avoir de plus amples indications sur une éventuelle détente de la politique américaine de dollar fort, mais elle doute que le secrétaire au Trésor ne fasse de commentaire à ce sujet tard dans la soirée d’hier. «Si O’Neill évite les questions, alors on craint que le dollar ne soit de nouveau mis sous pression», a-t-elle ajouté. Quoi qu’il en soit, les analystes observent désormais que ce ne sont plus tant les données économiques qui font évoluer le marché, mais le changement de sentiment envers le dollar. Ainsi, les chiffres sur la production industrielle aux États-Unis, moins mauvais que prévu (-0,1 % en juillet au lieu de 0,3 % attendu contre 0,9 % en juin), n’ont pas eu beaucoup d’effets sur le couple euro-dollar. Même s’il s’agit du dixième mois consécutif de baisse de la production industrielle aux États-Unis. Pourtant, l’euro s’est maintenu au-dessus de 0,91 dollar après que M. O’Neill eut déclaré une politique continue vis-à-vis de leur monnaie. En effet, le billet vert devait se négocier à New York sur un ton très faible, comme suit : – 0,9125 pour un euro contre 0,9030, la veille – 1,4400 pour un sterling contre 1,4290 – 2,1435 DM contre 2,1660 – 7,1885 FF contre 7,2640 – 1,6645 FS contre 1,6785 – 2 121,95 lires contre 2 144,25 – 119,65 yens contre 121,80. Les marchés américains toujours plombés par l’économie Sur les places boursières internationales, la tendance est restée plombée hier à Wall Street comme à la Bourse électronique Nasdaq par les perspectives moroses de l’économie américaine. Le marché attend maintenant, selon les analystes boursiers, la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi prochain, qui devrait provoquer une nouvelle baisse des taux directeurs aux États-Unis, la septième cette année. Un assouplissement d’un quart de point en pourcentage a déjà été pris en compte et certains experts avancent même la possibilité d’une baisse d’un demi-point en pourcentage. Mais ce sont les signes d’amélioration des résultats des sociétés américaines qui feront repartir la Bourse, ont souligné les opérateurs qui ne s’attendent pas à une telle amélioration avant le début de l’année prochaine. Les dernières statistiques publiées hier n’ont pas apporté d’éléments nouveaux dans le panorama économique des États-Unis. La production industrielle a diminué de 0,1 % le mois dernier et les stocks des entreprises américaines se sont contractés de 0,4 % en juin par rapport à mai, ce qui pourrait constituer en soi une bonne nouvelle car cette diminution va encourager à terme les sociétés à produire plus. Mais l’élément alarmant a été la chute inattendue de 1,4 % des ventes de ces stocks pendant la même période, la plus forte depuis mai 1992. Enfin, la haute technologie n’est pas parvenue à profiter de la publication par Applied Materials, fournisseur d’équipements pour l’industrie des semi-conducteurs, de résultats meilleurs que prévu pour son troisième trimestre fiscal, malgré la baisse de la demande de puces. Applied Materials prévoit également de rester bénéficiaire au quatrième trimestre malgré un niveau de ventes attendu inchangé par rapport aux trois mois précédents. L’action de cette société devait donc réduire ses gains alors que le reste du secteur abandonnait du terrain. Sur le restant de la cote, la grande consommation et la chimie ont seules échappé de la tendance négative générale. De ce fait, l’indice composite Nasdaq est revenu au-dessous de 1 925 points en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à Wall Street entre un plus bas à 10 363,45 points et un plus haut à 10 469,89 points, avant d’afficher 10 387,43 points, en baisse de 24,74 points sur la veille. Les Bourses européennes affectées par Bayer Les Bourses européennes ont fait preuve de faiblesse mercredi, affectées par la dégringolade du groupe pharmaceutique Bayer, les volumes des échanges restant limités en ce jour de l’Assomption. L’irrégularité de Wall Street en matinée, après des indicateurs américains mitigés, n’a guère apporté de soutien aux marchés. À la clôture des principales places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a perdu 0,95 % à 1 295,70 points et l’Euro Stoxx 50 limité à la zone euro a reculé de 0,85 % à 3 891,4. Les marchés sont restés fermés à Milan et Madrid. À Francfort, Bayer a abandonné 4 % à 34,80 et a retrouvé ses niveaux d’octobre 1999, ce qui a fait perdre 1,8 % à l’indice sectoriel du compartiment de la chimie. Bayer est poursuivi en justice aux États-Unis par la famille d’un homme décédé d’une défaillance rénale alors qu’il prenait de la cérivastatine, une molécule anticholestérol commercialisée aux États-Unis sous l’appellation Baycol. Bayer a retiré la cérivastatine du marché, la semaine dernière, à la suite de 52 décès apparemment liés à son association avec un autre anticholestérolémiant. Depuis ce retrait, qui a amené le groupe à revoir à la baisse ses prévisions de résultats, le titre Bayer a perdu 23 % de sa valeur. Le concurrent Roche a cédé 0,38 % à 130,50 francs suisses après avoir annoncé un bénéfice net semestriel meilleur que prévu, stable à 2,988 milliards de francs suisses. Quant au groupe suisse de spécialités chimiques Clariant, il a chuté de 14,34 % à 35,55 francs suisses, après avoir annoncé 143 millions de francs suisses ($84,61 millions), contre 286 millions au 1er semestre 2000. À Paris, contre la tendance, Sanofi-Synthélabo s’est adjugé la plus forte hausse du CAC 40, avec une progression de 3,68 % à 71,75 euros. Tokyo : prises de bénéfice La Bourse de Tokyo a subi des prises de bénéfice mercredi, après avoir enregistré la veille son gain en pourcentage le plus fort depuis avril à la faveur d’une détente monétaire inattendue de la Banque du Japon (BoJ). Les banques et sociétés de Bourse, qui avaient le vent en poupe mardi, ont été attaquées hier tandis que le recul des high techs américaines a pesé sur certaines de leurs homologues nippones, telles que Advantest Corp. «La BoJ nous a pris par surprise pour la plupart, ce qui explique la première flambée d’optimisme», a commenté Akihiko Sakakibara (Sumitomo Marine Asset Management). «Mais ce n’est guère mieux qu’en mars (date de l’avant-dernier assouplissement de la BoJ). Un leader populaire est déjà au pouvoir, la situation économique empire et il est probable qu’aura une nouvelle volée de révisions des résultats des high techs», a-t-il ajouté. Advantest, qui fabrique des instruments de test des semi-conducteurs, a perdu 5,05 % à 8 090 yens, poussant l’indice Nikkei 225 à rétrocéder 162,55 points, soit 1,36 %, à 11 755,40. L’indice Topix a cédé 4,53 points, soit 0,38 %, 1 194,33. On a compté 649 hausses contre 631 baisses. Le Nikkei a gagné 3,84 % mardi, après une série de quatre baisses consécutives qui l’avaient expédié sur un plancher de 16 ans.
Le marché libanais des changes et la Bourse de Beyrouth étaient fermés hier en raison du chômage officiel de la fête de l’Assomption. Ils reprendront leurs activités normalement dès aujourd’hui. Rappelons que, la veille, le dollar avait été fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, pendant qu’il continuait à se négocier dans les transactions interbancaires au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, en l’absence de contreparties valables à l’offre de cette monnaie en dehors d’elle. Dollar faible avant et après O’Neill À l’étranger, l’euro a continué sur sa lancée hier, passant pour la première fois depuis cinq mois le cap de 0,91 dollar, dans un marché qui ne croit plus...