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Actualités - Chronologies

Driss Maazouzi, un Vert en bronze

Au dernier jour des championnats du monde d’athlétisme d’Edmonton, le Stéphanois Driss Maazouzi a remporté dimanche la première médaille internationale de sa carrière, le bronze du 1 500 m en 3’31’’54, à trois centièmes de son record de France. «Le record de France, je m’en moque de le rater. Mais que je m’en moque ! Seule la médaille compte à mes yeux», a-t-il dit. «Certes, j’avais les moyens d’aller le chercher ce record (3’31’’51). Mais, je me suis contenté de ce que j’avais. En fait, je n’ai pas voulu être trop gourmand. Je me suis satisfait de cette troisième place alors que j’aurais, sans doute, pu aller chercher la seconde». «La seconde sera pour la prochaine fois. Peut-être aux championnats d’Europe en 2002. Et, la première en 2003 !» La médaille de bronze de Driss Maazouzi est la quinzième gagnée par la France lors de championnats du monde, mais à ce jour, c’est la première médaille mondiale remportée par un athlète français en demi-fond. «Je suis tellement heureux que je ne sais pas quoi dire ! Cette médaille, je la dédie à mon club “Coquelicot 42 Saint-Étienne” et à tous les gens qui me soutiennent et qui me supportent depuis plusieurs années. Je pense aussi à tous les entraîneurs du demi-fond, à tous les jeunes du demi-fond». «Et, surtout, surtout, je la dédie à mon fils Amine, né le jour où j’entre dans ma première finale aux Jeux olympiques à Atlanta, le 03 août 1996 (10e). Avant la course, je l’ai eu au téléphone et il m’a parlé comme un grand en demandant de lui ramener une médaille. Alors, pendant l’échauffement, je n’ai pensé qu’à lui et j’ai prié pour l’avoir». «J’espère que cette médaille donnera de l’envie et de la motivation à beaucoup de jeunes pour se mettre à l’athlétisme et, plus particulièrement, au demi-fond. J’espère aussi que cette médaille fera bouger les choses au niveau de nos disciplines souvent un peu dans l’ombre». Naturalisé français depuis 1996, Driss Maazouzi a quitté le Maroc et sa ville native de Meknès en 1997 pour s’installer à Saint-Étienne. Aujourd’hui, il est entraîné par son frère Hassan Maazouzi. Monter sur 5 000 mètres «Au Maroc, j’ai été écarté de beaucoup de choses donc, pas motivé du tout. Si j’y étais resté, je n’aurais jamais pu faire de médaille aux championnats du monde. Là-bas, j’avais les cannes, mais pas la tête libérée pour bien courir». «En 1998, de nombreuses portes se sont ouvertes notamment celles du président de la Fédération française d’athlétisme, Philippe Lamblin, et du directeur technique national, Richard Descoux. Dans leur soutien et leur aide, ils m’ont impressionné. Et, surtout, ils m’ont fait croire en moi». «Grâce à eux, grâce à des portes qui se sont ouvertes, j’ai eu le goût, l’envie et la rage de gagner qui m’ont toujours fait défaut au Maroc». Après cette médaille de bronze, le Stéphanois avoue néanmoins avoir plus souffert pour gagner son septième titre national consécutif sur 1 500m sur ses terres stéphanoises, le 1er juillet dernier. «Gagner ce septième titre consécutif devant mon public fut bien plus dur que de remporter cette médaille de bronze». «Autour de moi, à Saint-Étienne, des dizaines de personnes pensaient que je pourrais faire une médaille à ces championnats du monde, les troisièmes de ma carrière (8e en 1999). Moi, en fait, je ne savais pas trop. Moi, j’étais déjà content de faire une grande finale d’un grand championnat du monde». Dans deux ans, Driss Maazouzi vise un podium aux championnats du monde à Paris. Comme le Marocain Hicham el-Guerrouj, triple champion du monde sur 1 500 m, il souhaite monter sur 5 000 m. «En fait, dans la saison, les trois quarts de ma préparation est celle d’un coureur de 5 000 m. D’ailleurs, lors de la finale, c’est ce qui permet de faire la différence». «Mon modèle a toujours été Saïd Aouita qui a tout couru, du 2 000 au 5 000 m et même le 3 000 m steeple. Comme lui, je veux tout essayer. Et, le demi-fond français a besoin de coureurs polyvalents». «Aujourd’hui, je fais la preuve qu’à trente et un ans, on n’est pas vieux ! Pour moi, dans ma tête, ça ne fait que commencer».
Au dernier jour des championnats du monde d’athlétisme d’Edmonton, le Stéphanois Driss Maazouzi a remporté dimanche la première médaille internationale de sa carrière, le bronze du 1 500 m en 3’31’’54, à trois centièmes de son record de France. «Le record de France, je m’en moque de le rater. Mais que je m’en moque ! Seule la médaille compte à mes yeux», a-t-il dit. «Certes, j’avais les moyens d’aller le chercher ce record (3’31’’51). Mais, je me suis contenté de ce que j’avais. En fait, je n’ai pas voulu être trop gourmand. Je me suis satisfait de cette troisième place alors que j’aurais, sans doute, pu aller chercher la seconde». «La seconde sera pour la prochaine fois. Peut-être aux championnats d’Europe en 2002. Et, la première en 2003 !» La médaille de bronze de Driss Maazouzi...