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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar toujours recherché

Le dollar est resté recherché en ce début de semaine, à Beyrouth, dans un marché sur lequel l’offre continuait à être excessivement rare en dehors de la Banque du Liban (BDL), qui est devenue la principale, sinon l’unique contrepartie à la vente de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention dans une fourchette élargie, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 23 mois déjà, pendant qu’il se négociait dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Cela étant, les établissements de crédit ont continué à s’approvisionner en cette monnaie pour le compte de leurs clients auprès de la BDL à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges aurait dépassé dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à ce taux. Poursuite de la hausse de l’euro À l’étranger, l’euro a brisé brièvement le seuil de 0,90 dollar hier pour la première fois depuis le 26 avril dernier, les doutes grandissants du marché quant à la reprise rapide de l’économie américaine déprimant toujours le billet vert. L’euro a démarré la semaine nettement plus en forme, après avoir brisé jeudi dernier la barre de 0,89 dollar, seuil jugé important par les investisseurs pour pousser la monnaie unique plus en avant. «L’euro profite surtout de la faiblesse du billet vert», a précisé hier une note de la Bank of America, soulignant que le dollar «est également en repli contre le franc suisse et qu’il peine face au yen». Selon cette note, il est clair que les investisseurs ont changé de sentiment depuis le bilan économique américains établi par la Réserve fédérale (Fed) la semaine dernière (le Beige Book). La Fed avait fait part mercredi d’une faiblesse de la croissance aux États-Unis en juin et en juillet, une situation exacerbée par la mollesse des ventes de détail. Dans ces conditions, la plupart des observateurs sont persuadés d’ores et déjà que la Fed va redonner rapidement un coup de pouce à l’économie en ouvrant une nouvelle fois les vannes monétaires. «Les gens tablent sur une baisse des taux de la Fed dès le 21 août et parient sur une diminution d’un demi-point en pourcentage plutôt que d’un quart de point en pourcentage à 3,25 %», a indiqué la note de la Bank of America. La Fed avait déjà baissé à six reprises ses taux directeurs cette année de 6,50 à 3,75 %. Reste qu’il n’est pas question de crier victoire trop vite en faveur de l’euro. Selon les analystes, la remontée de la monnaie unique reste fragile et elle risque de subir des prises de bénéfices à chaque rebond. «Il y a de la résistance autour du seuil de 0,90 dollar et il reste encore beaucoup d’incertitudes sur les chances de redressement durable» de l’euro, a estimé la Standard Chartered Bank dans un note parue hier. «Il faudra quelque chose de plus pour que l’euro aille plus haut», a-t-elle ajouté. Le problème, selon la Bank of America, «c’est qu’il n’y a pas vraiment de raisons fondamentales dans la zone euro pour justifier un redressement durable». Les données allemandes publiées la semaine dernière ont souligné la fragilité de la situation économique européenne. «Nous aurons de la chance si l’on atteint la parité cette année. Il est plus probable que l’euro grimpe à 0,95 dollar fin 2001», a estimé une analyse de la banque HSBC. L’attention du marché va désormais se tourner dès aujourd’hui vers les États-Unis, où sont attendus la publication des ventes de détail en juillet, demain les chiffres sur la production industrielle, après-demain les indicateurs de l’inflation et vendredi l’indice de confiance des consommateurs américains de l’Université de Michigan. Dans cette attente, le dollar s’est montré toujours vulnérable, se traitant à New York comme suit : – 0,8977 pour un euro contre 0,8935, vendredi dernier – 1,4220 pour un sterling contre 1,4225 – 2,1787 DM contre 2,1890 – 7,3071 FF contre 7,3415 – 1,6900 FS contre 1,6940 – 2 156,92 lires contre 2 167,05 – 122,50 yens contre 122,25. Bourse de Beyrouth : rechute de Solidere A À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée à la baisse en ce début de semaine avec la rechute des actions A de Solidere de 4 5/8 à 4 1/2 dollars dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,20 % à 54,39 points, pendant que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché très mince sur lequel 30 737 actions ont changé de mains d’une valeur totale de 100 702 dollars. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, Wall Street et la Bourse électronique Nasdaq ont fait du yoyo la plupart de la journée d’hier après un bref départ dans le vert puis un passage dans le rouge, les conjectures concernant l’évolution de l’économie américaine continuaient à l’emporter sur tout autre considération et d’influencer la tendance. Les valeurs de la haute technologie ont fait pourtant des incursions dans le positif, portées par les gains des semi-conducteurs après les commentaires favorables de la banque d’affaires Goldman Sachs sur Intel et d’autres sociétés du secteur. L’atmosphère a été très calme, alors que de nombreux opérateurs sont en vacances, ce qui a contribué aussi à la volatilité du marché. Hier, Goldman Sachs a relevé son appréciation sur le titre d’Intel, le numéro un mondial des microprocesseurs, en le mettant sur sa liste d’actions recommandées et s’est montré relativement optimiste sur l’évolution de l’ensemble du secteur aux États-Unis. La banque d’affaires a toutefois précisé dans une note d’analyse qu’il est toujours aussi difficile de prédire l’évolution du secteur en raison de la persistance des craintes d’un nouvel affaiblissement de l’économie américaine. De ce fait, le Philadelphia Semiconductor Index, qui trace la performance de ce secteur, a perdu 0,20 % à 591,89 points. Cela étant, l’indice Nasdaq a fait du yoyo avant de renouer avec la hausse à plus de 1 975 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 449,49 points et un plus bas à 10 367,06 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 434,45 points, en hausse de 18,20 points sur vendredi dernier. Hausse des Bourses européennes Les valeurs européennes ont terminé la séance de lundi en hausse sensible, encore qu’en deçà de leurs plus hauts de la journée compte tenu de la morosité des marchés américains. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 progressait de 0,42 %, tandis que l’indice Euro Stoxx 50, limité aux vedettes de la zone euro, gagnait 1,13 %. L’indice sectoriel des technologiques DJ Stoxx gagnait 1,33 %, tiré à la hausse par des poids lourds tels que Nokia, Ericsson et Philips. Ces trois valeurs gagnaient respectivement 2,16 %, 1,9 % et 1,88 %. Les technologiques ont été favorisées par un relèvement de recommandation de Goldman Sachs sur plusieurs valeurs des semi-conducteurs, dont le géant américain Intel. Ce qui a notamment permis au titre franco-italien STM et au britannique ARM de bondir de 4,2 %, tandis que l’allemand Infineon progressait de 1,43 %. Contre la tendance, Marconi plongeait de 5,25 % dans la crainte de nouveaux reports de commandes par certains clients importants. Le titre a chuté de 70 % depuis le 4 juillet, date à laquelle la société a déclaré prévoir pour 2001 un bénéfice d’exploitation réduit de moitié. Également bien orientées, les pétrolières ont vu leur indice sectoriel gagner 1,45 % après que l’Arabie séoudite, principal exportateur mondial, eut signalé pour le mois prochain une réduction de production conforme aux dernières décisions de l’Opep. TotalFinalElf prenait 3,39 %, tandis que BP gagnait 1,86 % et Royal Dutch 1,51 %. Tokyo : en forte baisse La Bourse de Tokyo a clôturé à un plus bas de 16 ans lundi, fragilisée un peu plus par les mises en garde émises la semaine dernière par Advantest et Rohm sur leurs résultats. «Le marché a accusé le coup plutôt sévèrement après les nouvelles moroses de ces deux groupes technologiques de premier plan. Les inquiétudes concernant les bénéfices dans le secteur technologique pèsent lourdement sur l’ensemble du marché», a dit Hiroichi Nishi, de Nikko Securities. Il rappelle toutefois que les volumes limités dus à la torpeur estivale exagèrent les variations. Advantest Corp, premier fabricant japonais de matériel de tests de semi-conducteurs, a lâché 7,45 % à 7 830 yens, contribuant à faire perdre au Nikkei, sensible aux technologiques, 2,18 %, soit 257,50 points, à 11 477,56. C’est son plus bas en clôture de l’indice depuis les 11 439,87 points du 24 décembre 1984. Le Nikkei a touché en séance, à 11 417,70, son plus bas depuis sa clôture à 11 340,05 le 13 décembre 1984. L’indice élargi Topix a cédé 1,30 % (15,40 points) à 1 167,09. Seules 451,40 millions d’actions ont été échangées dans la première section : c’est le volume le plus faible de l’année.
Le dollar est resté recherché en ce début de semaine, à Beyrouth, dans un marché sur lequel l’offre continuait à être excessivement rare en dehors de la Banque du Liban (BDL), qui est devenue la principale, sinon l’unique contrepartie à la vente de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention dans une fourchette élargie, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 23 mois déjà, pendant qu’il se négociait dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Cela étant, les établissements de crédit ont continué à s’approvisionner en cette monnaie pour le compte de leurs clients auprès de la BDL à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et...